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Dernière mise à jour le 17/03/2017

NOUVELLE  ZELANDE

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Météo Lifou © meteocity.com

Météo à Lifou (Nouvelle Calédonie)

VANUATU

du 8 au 18 août 2014

Arrivée pour raison professionnelle en Nouvelle Calédonie, la première destination de voyage prévue était pour la Nouvelle Zélande voir l'Australie. Râté... le mois d'août étant la période hivernale pour l'hémisphère sud, qui plus est, 17 jours paraissaient un peu cours pour des pays si vaste. Conclusion, nous partons pour une dizaine de jours au Vanuatu puis pour les Fidji.

C'est notre premier voyage en famille sans forcément prévoir une location de voiture pour toute la durée du séjour. Nous allégeons donc nos bagages : Tom 4,6kg – Camille 4,4kg – pour lui 13,8 kg et pour moi 11,8kg – Total 34,6kg pour 17 jours à 4 ! Tente, duvets et tapis de sols compris. Roots en avant !

Nous serons en contraste entre Efate, lieu d'arrivée de tous les vols internationaux. Avec l'expérience de ce voyage, un ou deux jours sur place suffisent!!! Ambrym, île pour laquelle nous sommes tombés sous le charme. Pour les futurs voyageurs, il faut tout de même préciser que le confort est des plus... simples.

Carte

Situé à environ 250 Km au nord est de la Nouvelle Calédonie

Situation géographiqueSituation géographique

Carte d'identitéDrapeau du VanuatuDrapeau du Vanuatu

Capitale : Port-Vila

Monnaie : Vatu

Superficie : 12 289 Km²

Démographie : 261 565 habitants (2013)

Nom des habitants : vanuatais ou Ni-Vanuatu

Densité : 21,28 hab.Km²

Langue : bichelamar, anglais et français

 

  • Espiritu Santo (appelée Santo) est cotée pour ses sites de plongée, ses plages et ses trous bleus
  • Ambrym est connue pour ces volcans bien plus difficilement accessibles et sa vie "traditionnelle"
  • Efate (prononcer éfaté) est le lieu d'arrivée des vols internationaux.
  • Tanna  est réputée pour son volcan. Ile apparemment très touristique avec un accès rapide au volcan

Au cours de notre séjour nous avons visité Efate et Ambrym.

Carnet de voyage

 Samedi 9 août

Marché de NadiMarché de NadiNous nous octroyons quelques jours de confort au Mariner Appartement avant de faire le trek d’Ambrym. Chambre d’hôtel spacieuse, ou plutôt appartement, avec tout ce qu’il faut pour cuisiner, au cœur de la rue principale de Port Vila. Petite visite rapide de la ville et 1ère visite du marché. Très animé, très coloré, nous y prenons des framboises, enfin une variété qui y ressemble. Les rues sont sans arrêt parcourues par des minibus qui chargent et déposent des gens, pour 150 vatu en ville. C’est économique. Un "B" est noté sur leurs plaques d'immatriculation, à différencier du "T" de Taxi, du "H" des véhicules de location et du "TP" pour les transports publics. Il y a une rue principale avec des magasins en duty free et d’autres plutôt typés contrefaçons chinoises. Nous décidons de manger au marché. Il y a des tables et des cuisines de fortunes installées dans un coin. Nous passons devant des personnes qui mangent un laplap local, mais cela ne parait pas appétissant, on repassera plus tard. Nous nous asseyons à une table, le menu est simple, poisson picot ou ragout. Ragout de quoi, la cuisinière ne me répond pas clairement. Et comme je me suis mal fait comprendre, elle me sert du ragout au lieu du poisson ! Il ne faut pas être regardant sur l’hygiène, sinon on ne mange pas ! Nous prenons un coco en apéro, servi dans le coco. Je me lance dans la dégustation de mon plat, mais je ne suis pas emballée. La viande ressemble à du porc, en plus claire et se tient plus serrée. Le gout n’est pas dégoutant mais ça ne passe pas. L’os ne me rappelle rien de connu, long large et plat, plus fin en haut qu’en bas. Le doute me prend quant à l’origine de la viande. Je laisse là mon assiette. Au moment de payer, la cuisinière a un renvoi, elle sort quelque chose de sa bouche avec ses mains, le jette, puis reprend son bol de riz pour servir le client suivant. La vaisselle trempe dans une eau que je qualifierais de peu transparente. J’en conclue que les normes d’hygiène n’existent pas ici, en tout cas pas au marché ! Nous visitons le haut de la ville, du côté du parlement et du musée. La ville est pauvre mais les gens sont très gentils, souriants et agréables. Puis au hasard de la promenade, je me fais la remarque que nous n’avons pas encore vu un seul chien ou chat depuis notre arrivée. Peut-être qu’il y avait de ça dans mon ragoût, je me renseignerai ! Le soir, sortie en ville pour manger une glace. C’est bizarre, il n’y a pas grand monde, c’est très désert, très calme.

 

Dimanche 10 aoûtTotemTotem

Nous réservons un minibus pour la journée, avec chauffeur, Robert, qui nous fait faire le tour de l’ile pour 13 000 vatu. Très sympa, il parle un peu le français mais pas au point de se lancer dans de grandes discussions. Il nous emmène dans un centre de vacances encore en construction, où les locaux viennent le week-end. Nous sommes le week-end, et il n’y a pas un chat ! Et quand on regarde les prix sur internet, on comprend qu’il n’y ait pas un chat. Je profite pour demander à Robert pourquoi on ne voit pas de chiens et de chats. Il me dit qu’il y en a mais qu’il faut payer une taxe pour en avoir. Je vois bien quelques chiens dans la journée, mais toujours pas de chats ! Dans ce centre, propriété d’un riche vietnamien, des animaux sont présents pour représenter la faune locale. Il y a d’abord des tortues, de 5 mois, 1 an, 2 ans ½, qui sont prélevées lors de l’éclosion et placée dans des bassins jusqu’à ce qu’elles aient 4 ans où elles sont alors relâchées pour la préservation, mais il y a quand même beaucoup de pertes. Les enfants adorent car ils peuvent les prendre. Notre guide animalier, Rose, nous présente les crabes de cocotiers, les lézards, les pigeons, les roussettes, les cochons, puis un bassins d’eau de mer où tournent 5 petits requins pointes noires autour de 3 énormes tortues de 83, 75 et 67 ans. Elles sont impressionnantes ! D’autres français sont venus se joindre à la visite et cela me conforte dans l’idée d’avoir pris un minibus plutôt qu’un tour opérateur ! Il y a des gens qui sont capables de vous pourrir une journée en un rien de temps !

Blue LagonBlue LagonNous enchaînons avec une baignade à Blue Lagoon, près d’Eton. Un point d’eau très mignon, bien aménagé où les enfants s’éclatent à faire Tarzan avec une corde. Nous déjeunons dans un site naturel très joli en face d’une île. Le temps n’est pas beau, il fait gris mais cet endroit est quand même charmant. Nous y mangeons très bien, patate douce, igname, riz, omelette, steak, papaye. Tom en prend 2 assiettes complètes ! Dire que le tarif, c’est 1000 vatu les adultes, et 500 les enfants, avec lui les affaires seraient menacées rapidement ! Ces prix compensent les tarifs des activités de cette première journée : soit plus de 10 000 vatu la journée pour des activités moyennes. Nous continuons pour faire un stop dans les sources d’eaux chaudes et de boues. Les enfants se régalent et ensuite, ils sont un peu ko, en raison de la température élevée de l’eau. Le guide nous propose une halte pour du snorkelling, mais vu le temps gris, on préfère continuer la visite de l’île. Nous traversons des petites tribus où la vitesse est très réglementée et les stations sont sont constituées d'un ou deux futs de 200 litres enfermé plus ou moins bien dans des caisses de bois et ferrailles et indiqués par un panonceau sur lequel est peint "gasoil". Les gens marchent beaucoup sur la route et sont tous très accueillant. 30% parlent le français et 70% l’anglais. C’est assez simple pour communiquer.

 

Lundi 11 aout

Nous visitons le musée du Vanuatu en à peine 1h. C’est rigolo, il est tout poussiéreux, tout vieux, mais il a le mérite d’exister et permet d’en apprendre un peu plus sur le pays, les coutumes, les masques, les décorations, les tapas (costumes de cérémonie). Puis nous faisons un tour au marché. Toujours aussi fournit et fréquenté, il est très beau. Il est ouvert 24/24 du lundi au samedi midi ! Puis nous prenons la navette pour aller sur l’ile en face : Iririki. C’est en fait une île Resort, avec piscine, restaurant, chambres, activités et transat ! Les enfants font rapidement du snorkelling puis jouent avec les Bernard l’hermite sur la plage pendant que nous bullons. C’est difficile de trouver l’endroit joli, il fait gris, et nous sommes habitués à vivre près du paradis ! Nous déjeunons au restaurant du Resort, de la ’’bonne nourriture pour touristes Australiens’’. Poisson pané, mayo et frites, on est loin du bon petit plat d’hier midi réalisé en pleine brousse avec les légumes du terroir ! Quelles misère ces Resort. Tout est fait pour que le touriste n’ait pas trop envie de bouger de là et puisse trouver la nourriture à laquelle il est habitué. Nous laissons ensuite les enfants s’amuser dans la piscine pendant que nous bullons à nouveau ! Dur dur le début de ces vacances. Puis nous rentrons, de nouveau un petit tour au marché, il est tellement beau, et une petite glace ! Nous en profitons aussi pour récupérer le linge que nous avons laissé à laver ce matin pour 1000 vatu, à côté du restaurant Water front.

 

Mardi 12 aoutLes taxis "suppositoires"Les taxis "suppositoires"

Le taxi commandé la veille pour l’aéroport est passé 15’ plus tôt que prévu, et reparti aussitôt, sans nous ! Nous hélons un autre taxi, il y en à tout le temps. Une espèce de suppositoire pour autobus. J’adore ! La conductrice fait demi-tour dans la pente, près de l’hôtel, s’arrête et donne les clés pour que nous ouvrions le coffre sans bouger de sa place. En fait c’est surtout Périphérie de Port VilaPériphérie de Port Vilaque si elle sort, son taxi part sans elle ! Comme nous ne parvenons pas à ouvrir, on la remplace au volant pour garder le taxi ! Je pense que le ton de cette journée est donné ! J’adore ce pot de yaourt qui nous emmène à l’aéroport grâce à la pente de la route pour démarrer ! On tape la causette avec notre chauffeur qui est très sympa, comme toutes les autres personnes rencontrées. Les gens ici sont vraiment cool, pas agressifs, les efforts sont faits pour les touristes.

Nous sommes donc à l’aéroport local pour aller à Ambrym faire un trek sur les volcans. Deux heures d’attente avant d’embarquer pour l’île de Malékula et son mémorable aéroport de Norsup. Nous en avons fait des aéroports, mais celui-ci mérite la médaille d’or ! C’est la première fois que je ne suis pas tranquille en avion, enfin au début. C’est sans doute lié au bruit infernal qu’il fait et à l’odeur de gas-oil qui embaume légèrement la cabine, ainsi qu’au jour que l’on aperçoit entre la cabine et la porte de secours de l’avion ! Mais une fois en hauteur, le paysage que compose la multitude d’îles permet de passer allégrement à autre chose. Près d’une heure de vol sont suffisants pour vous donner la nausée, liée aux odeurs de gas-oil. On se croirait sur un bateau au démarrage ! La piste semble goudronnée, elle l’est mais moins lisse qu’un terrain de tennis. Le pilote se pose tout de même, avec à mon goût une très grande maîtrise et une très grande douceur, considérant l’état de la piste et de l’avion! Et là, je ne sais comment décrire l’aéroport. C’est extraordinaire, rudimentaire, épuré, je ne sais pas comment dire. Ou alors à moitié démoli, ou à moitié construit. Il y a l’essentiel, un comptoir pour l’enregistrement, une balance pour les bagages et les passagers, une espèce de chariot d’accès à bord bricolé avec des planches et un chariot à bascule pour les bagages. C’est énorme !Aérodrome de MalékulaAérodrome de Malékula

Il n’y a rien à l’aéroport d’escale, même pas de quoi acheter une bouteille d’eau ! En voyageur bien disciplinés, nous avons jeté nos bouteilles d’eau avant d’embarquer, mais ici, zéro contrôle !! Nous sommes quittes pour mourir de faim et de soif ! A peine arrivé, l’avion repart pour Santo avec ses 16 passagers. La vie se disperse dans l’île, l’agitation retombe. Nous restons seuls, totalement subjugués par les lieux, fascinés, émerveillés par la simplicité des choses et aussi un peu hilares !Pèse bagagesPèse bagagesComptoir d'enregistrementComptoir d'enregistrement

En fait nous sommes 5 à attendre. Un japonais d’une trentaine d’année est là. Aussi seul qu’un grain de riz dans une assiette après le passage de Tom ! La discussion s’amorce en anglais. Il est de Tokyo, et se rend aussi à Ambrym avec le même organisateur. Il s’appelle Yamamoto, et il bosse chez Mitsubitchi ! La caricature du japonais est devant nous ! Nous discutons maintenant avec Danny qui habite là et qui est venu attendre sa femme. Ilparle un peu français, car il était à l’école française avant l’indépendance. Il y a avait un condominium franco-britannique. Ceux qui vivaient à côté d’une école anglaise, apprenaient l’anglais et vice versa. Il a des bases de français, parle en anglais et peste en Français quand il ne trouve pas ses mots ! Il a voyagé jusqu’en Inde où il nous explique qu’il a été choqué par la pauvreté et la misère là-bas ! Pourtant, on ne peut pas dire que l’endroit où nous sommes soit riche et luxuriant, il n’y a rien, les gens vivent dans des cases, en bois ou en tôle ! Et pourtant, il nous dit que ça a été très dur pour lui de voir les gens qui n’avaient pas à manger. Qu’ici ils n’ont pas grand-chose, mais qu’ils ont toujours à manger quand ils en ont besoin, il y a de tout qui pousse partout. Sympa ce regard de celui qui n’a pas grand-chose, mais bien heureux comme ça, envers ceux qui sont « vraiment » pauvres.

Au loin, un bruit pas possible annonce l’arrivée de l’avion. A bord, je suis assisse entre 2 femmes Vanuataises qui n’ont pas l’air rassurée. L’avion vole bas, près des montagnes, elles semblent inquiètes. Nous atterrissons de nouveau en douceur, les dames sont soulagées et lorsque l’avion fait demi-tour, j’aperçois la piste et là m’échappe un énorme rire !! Elles se marrent avec moi. Nous avons atterri dans un champ d’herbe haute ! Incroyable. Depuis l’avion j’aperçois 3 jeunes hommes qui arrivent depuis un chemin dans les hautes herbes et attendent l’arrêt de l’appareil. L’avion repart aussi vite. L’aéroport est plus « développé » qu’à Malékula. Deux jeunes hommes nous attendent pour nous emmener à Endu, un village à 10km. Les enfants sont fous de joie de pouvoir monter dans la benne du pick-up ! La végétation est très dense, et nous empruntons le chemin repéré depuis l’avion qui est en fait une route, LA route. Une piste dans les herbes hautes. Pas de vraie route ! Pas de 4X4, pas possible d’avancer. Nous mettons 40 minutes pour atteindre le village distant de moins de 10 kilomètres.

Nous découvrons avec Enfant nous faisant visiter son école de EnduEnfant nous faisant visiter son école de Enduun émerveillement de gosse ce village qui nous accueille. C’est juste incroyable, une telle façon de vivre en 2014. Parsemé de cases en bois, faites de bambous et de feuilles de palmier, habillement cachée dans la végétation, sur un sol de sable noir balayé plusieurs fois par jour, le lieu est sublime. La mer en contre bas vient faire chanter les vagues sur les gros blocs de pierres volcaniques. Magnifique. Tous les enfants du village viennent à leur tour voir les Matalos, les blancs dans leur dialecte (ici, ils ne parlent pas le bichlamar, même s’ils le comprennent, ainsi que l’anglais et pour certains le français). Passée la barrière de la langue, les enfants s’amusent au loup avec une bonne douzaine de gamins. Ils courent partout, ils ont la santé ces petits là, pas de problème d’obésité dans le village ! Ils témoignent d’une agilité incroyable et grimpent aux arbres comme des pros ! Ils nous présentent leur école, c’est trop mignon, 2 salles de classe avec affichées sur tous les murs les leçons, les règles de vie (N°1 : parler anglais uniquement).Une partie du village d'Endu Une partie du village d'Endu

Nous dînons accompagnés des 3 autres touristes un poulet tué 1h plus tôt, des ignames sauvages, de la chouchoute, du riz, de la papaye, des poivrons, de la patate douce : un régal ! Nous discutons avec Yama qui nous explique qu’il n’a que 3 semaines de congés par an, non consécutives, et travaille 55h/semaine. C’est hallucinant. Il a l’air tellement inquiet pour tout ce qui est hygiène. Il n’y a pas de douche sur le camp au volcan, pas de maison où dormir, c’est tente ou faré ouvert. Il a l’air vraiment inquiet ! En plus il nous apprend qu’une poule a élu domicile dans sa chambre et dès qu’il la met dehors, elle revient par la fenêtre ! Le pauvre. L’obsession de la propreté chez les japonais est donc fondée. Et dire qu’il vient ici pour se détendre, loin de toutes normes d’hygiène !!!

Les cases qui nous accueillent sont pleines de charmes, décorées avec des objets tressés et des fleurs. C’est superbe. Nous avons à l’écart une douche réalisées avec des pierres volcaniques, des bambous et un WC. Etant grande, lorsque je me douche, on me voit de partout ! Tant pis, de toute façon, j’opte pour la pseudo douche, l’eau est froide ! Les enfants sont à l’étage, ils sont ravis de cet endroit qui ressemble à une cabane. Pas besoin de les bercer pour qu’ils s’endorment, sous les moustiquaires.

 

Mercredi 13 aout

La nuit fut excellente. Les enfants ont eu la visite d’un chat pendant la nuit, et ce matin il leur a apporté le petit déjeuner : une souris morte ! Et Yama a passé la nuit avec sa poule ! Même les animaux sont sympas dans ce village. Le petit déjeuner est à 6H30 et départ pour le trail d’Ambrym, enfin ! Nous ne savons toujours pas si nous partons pour une ou deux nuits là-haut. Cela dépendra du temps nous dit Richard, le guide. Nous avons 2 porteurs, car 2 sacs à dos, à 1500 vatu par jour et par porteur. Tente, duvets pour 4, affaires de rechanges... il doit y en avoir en tout pour 17 Kg divisé par 2. Vue la tête des porteurs devant le volume de nos sacs, j’espère que ça va aller. Les porteurs emmènent aussi le repas. Nous commençons par une petite demi-heure le long de la plage. C’est joli ces grosses pierres noires et les vagues qui s’écrasent dessus. Dès les 10 premières minutes, notre porteur Marc s’arrête et nous ne le reverrons plus avant le soir. Il a dû se dire qu’avec des enfants, nous n’allions pas avancer, et comme il marche vite, et qu’il a du poids à porter, il a dû préférer limiter le temps de portage et aller à son rythme.Forêt luxuriante sur la première partie du parcours.Forêt luxuriante sur la première partie du parcours.Arrivée à la calderaArrivée à la caldera

Puis débute la grimpette en pleine forêt tropicale, superbe ! La pluie se met rapidement à tomber. Cela n’arrête ni Tom ni Camille qui grimpent assez facilement ce chemin (réputé difficile). Même Yama décroche. Nous arrivons sur la caldera du volcan, large comme une autoroute à 3X3 voies. C’est impressionnant cette bande de sable noir au milieu de ce vert. Un vent léger souffle sur nos k-ways détrempés et le froid se fait sentir. La prochaine fois, c’est goretex pour tout le monde. Camille est un peu freinée par ce froid mais retrouve la pêche après 2 marshmallows. Nous traversons une plaine verte, puis arrivons au bout d’1h30 au campement. En tout, nous auront mis 4h15 pour monter, sous la pluie en permanence. Le campement est de fortune, 2 abris en bois plutôt mal en point, où 2 porteurs arrivés avant nous tentent de faire démarrer un feu pour faire une eau chaude sucrée agrémentée de feuilles d’orange. Servis dans des tasses plus qu’usagées et utilisées sans jamais croiser le liquide vaisselle ! Il ne faut pas être atteint de TOC de propreté pour venir ici. Notre japonais prend un coup au moral ! En plus au lieu d’enlever son t-shirt trempé, il met son pull qu'il avait laissé dans son sac non étanche par-dessus. Pull détrempé sur tee shirt dégoulinant... il grelotte encore plus. Il a faim et est en train de se demander s’il ne serait pas mieux au travail ! Dire qu’il a payé son billet d’avion une fortune (2000€) qui lui fait faire 1,5 jour de trajet ! Vu le confort ici, ça calme ! L’autre couple partis en même temps que nous nous rejoint après 6H15 de marche, trempés, affamés. Leur guide prépare de la nourriture, mais il y en a que pour son groupe, notre porteur n’étant pas arrivé avec nos provisions ! Nous partageons donc le riz et le chou chine, qui réchauffe les corps. Puis nous prenons la direction du volcan, juste au moment où nos porteurs arrivent. Ils ont tué un cochon sauvage en venant…au sabre !Arrivée au volcanArrivée au volcan

Nous repartons donc sous la pluie, après avoir pris soin d’ôter nos pulls bien chauds et de remettre nos t-shirt bien mouillés. Hum, un régal ! 30’ de marche dans un paysage lunaire. C’est sympa, des herbes poussent çà et là, des sillons sont formés par je ne sais quoi ? De l’eau, de la lave, le vent ? Nous approchons du lac de lave, le guide nous demande de nous tenir en retrait, en contre bas. Il y a un vent froid qui frappe nos k-ways. C’est frigorifiant. Richard le guide se met à crier dans le volcan ! On ne voit rien du tout, il y a beaucoup trop de fumée, de brouillard. Dommage car le grondement qui monte donne envie d’en voir plus ! Richard continue à crier vers le bas. Nous nous demandons à qui il parle ? Au volcan peut être en concluons nous, avec un léger sourire. En fait oui, il parle à la lave. Il lui demande de se montrer ou la prévient de notre arrivée, je ne sais pas. Nous ne verrons rien. Le retour se fait en courant pour se réchauffer un peu. Les enfants débordent d’énergie. L’endroit doit être splendide avec la vue dégagée mais apparemment ça ne sera pas le cas demain non plus. Les guides prévoient de revenir demain matin à 4h00, pour essayer de voir la lave !

Nous montons notre nouvelle tente pour la première fois. Les guides sont impressionnés par la taille et le côté pratique, nous aussi. C’est la quick hiker ultra light 4 places de chez décathlon, pratique car compacte et légère (3,9kg). Nous profitons d’un moment au sec avant le repas. Au milieu de nulle part, ils nous préparent igname, chouchoutte, choux au thon, riz, poivrons. C’est très bon. Les villageois d’Endu ont une manie assez particulière : ils rotent bruyamment et très souvent. Puis pas de « excuse me », non, c’est normal. On s’y fait à force, mais il faut expliquer aux enfants que c’est dans leur culture, et pas dans la nôtre que l’on fait ça, donc pas question qu’ils copient ! Je pense quand même que cela doit provenir de sacrés désordres gastriques pour roter aussi souvent ! Puis Richard nous dit d’aller au lit car le réveil est à 4h pour aller au volcan, même s’il pleut ! Nous sommes contents de retrouver la tente, ça fait plaisir, ça fait vacances !

 

Jeudi 14 aout

Quel bonheur d’entendre la pluie tomber quand on est au chaud dans son duvet ! Nous avons proposé aux guides et aux porteurs d’utiliser l’entrée cuisine de la tente qui est spacieuse pour dormir à l’abri. Etant donné qu’ils sont nombreux, ils ne se sont pas fait prier. Il est 4h20, nous nous sommes ratés pour le réveil à 4h00. Cela dit, ça dort encore dans l’entrée. A peine les réveille-t-on qu’ils ont déjà filé ! Camille préfère rester dormir, on la laisse donc puisque les autres ne viennent pas non plus. Nous partons avec Yama, Richard et Ri, la porteuse. Tom ne s’est posé aucune question, il a sauté dans son short encore humide, quitté son pull et enfilé son k-way mouillé. A peine sommes-nous partis au pas de course dans la nuit noire, guidés par nos frontale, que le vent et la pluie s’occupent de nous refroidir. On ne voit rien, on se pèle, mais qu’est ce qui peut bien nous motiver ? La lave ! Plus nous approchons, plus le ciel noir devient rouge. C’est très beau. On rêverait de se réchauffer au coin du volcan !Richa en discussion avev le volcanRicha en discussion avev le volcan

Lorsque nous arrivons, nous sommes gelés. Richard redemande au volcan de bien vouloir se montrer, aux fumées de s’éloigner, mais rien. C’est plus beau qu’hier car nous sentons la chaleur qui se dégage d’en bas, et le rouge est envoûtant. Puis pendant un court instant, nous apercevons la lave en fusion. « Waouh, c’est trop beau !» dit Tom. C’est incroyable, ce cercle rouge de feu qui crache des morceaux de lave orange, jaune. Je n’avais jamais vu ça de si près ! Nous avons même la chance de l’La récompenseLa récompenseapercevoir une deuxième fois avant d’être vaincu par le froid et de rebrousser chemin sous la pluie et le vent, mais avec le jour qui se lève qui simplifie la vision pour le retour. Une eau chaude nous attend dès notre arrivée au campement, puis petit déj : banane poingo frit, riz et choux chine. Les guides ont fait chauffer dans l’eau des morceaux du cochon sauvage et ont embroché une patte sur un bout de bois. Tom ne résiste pas à aller grignoter un morceau ! Je pense qu’il a agréablement surpris tout le monde chez les autochtones qui se prennent même en photo avec lui. Il est dans son élément, comme un poisson dans l’eau. Il ramasse le bois, entretien le feu, taille les écorces et marche très bien. Vu le mauvais temps, nous renonçons à rester une nuit de plus et sur les conseils de Richard, nous repartons. Les enfants descendent à une vitesse de marche incroyable. Plateau proche du volcanPlateau proche du volcanMême les guides leurs demandent de ralentir, de ne pas courir car c’est glissant et ils ont peur qu’ils se fassent mal. D’ailleurs de retour au village, nous sommes interpellés par deux dames qui sont surprises de voir qu’ils ne sont pas blessés car apparemment à chaque fois, les Matalos reviennent avec des bleus et des écorchures.

Nous faisons sécher le linge, j’en profite pour emprunter la lessiveuse de Rona, et j’attaque le nettoyage à la main. 3 pneus empilés et une bassine posée dessus : la machine à laver est prête. J’adore comme ils vivent simplement. Ils sont tout le temps en activité, préparent le repas, construisent des trucs, nettoient, et les hommes comme les femmes font les mêmes taches. La balade dans le village est très agréable. Les enfants s’éclatent avec les gosses du village, communiquent entre eux avec gestes et quelques mots d’anglais. Ils dépècent tous ensemble le poulet tué pour le repas, aident à râper la coco. Rona et Welda sont contents, ils veulent garder Camille avec eux. Welda n’arrête pas de lui caresser les cheveux longs et clairs, inhabituels sous ses latitudes. Les enfants sont dans leur élément, tout heureux, et tout le monde semble les apprécier. Pour le repas, Welda nous prépare un lap-lap, plat traditionnel bichlamar. C’est particulier. Coco, manioc cuit dans de la feuille de bananier avec au centre les morceaux de poulet. C’est copieux, enfin c’est plutôt bourratif, ça colle au corps. Nous échangeons pendant le repas avec Yama. Il apprend des mots de japonais aux enfants. Les voyages permettent de faire de belles rencontres et de beaux échanges, quelle que soit la langue ! Le village est très calme, nous sommes bien soignés par Rona et Welda, dans un cadre 100% naturel, c’est extra. La fatigue se fait sentir et tout le monde se couche de bonne heure.

 

Vendredi 15 aout

Repas préparé par les enfantsRepas préparé par les enfantsRéveil à 6h pour les enfants. Sacrée grasse matinée ! D’après Tom, il faudrait couper la tête de tous les coqs pour pouvoir dormir ! C’est sûr que les gallinacées sont présents et bien nourris, ils sont énormes, contrairement aux chiens. Les enfants passent leur matinée à aider Rona et Welda à préparer à manger. C’est très instructif. Welda apporte un petit cochon qu’il vient de tuer en l’assommant, comme les poules. Avec l’aide de Welda et Rona, ils brûlent les poils, arrosent la peau et la brûlent à nouveau avec un fagot de feuille de palmier pour la décoller. Puis ensuite, ils grattent la peau avec un couteau, frottent ce qui reste avec un morceau de coco, puis lavent le corps du cochon et le suspendent à un crochet par la bouche. Ils découpent une patte avant pour le repas de midi, et le reste du cochon servira pour le bougna du soir. D’ailleurs la préparation est sympa. Une fois tous les ingrédients à l’intérieur, ils arrosent de lait de coco fait avec les cocos râpées et le jus cuit ensemble. Ils referment les feuilles de bananier et posent dessus de grosses pierres de lave préalablement chauffées. Le tout est reposé sur le feu et cuit pendant une heure. Sacré travail !

Nous parcourons le village et trouvons une enfant d’environ 1 an seule devant sa case, nue sur la terre noire. Puis nous lui faisons un coucou et elle se met à pleurer ! Personne ne vient s’occuper d’elle. Un villageois vient s’asseoir à côté de moi et me dit qu’elle doit avoir faim mais que sa maman est au champ, puis il passe son chemin. Un enfant nous dit qu’en fait, elle a peur des Matalos. Une petite fille de 3 ou 4 ans vient finalement s’occuper d’elle ! Les enfants sont complétement autonomes, on ne voit jamais un adulte leur interdire quoi que ce soit. Les règles doivent être bien établies et les enfants aident beaucoup aux taches autour de la maison, sans jamais rechigner. Maman est partie au champs!!!Maman est partie au champs!!!Nous découvrons par ci par là des trous d’environ 1 m de profondeur qui servent à enterrer les déchets verts, mais aussi les boites de coca ! Tout est toujours très bien entretenu, balayé avec des sortes de balais fait avec les tiges centrales des feuilles de cocotier. Nous profitons de la vie paisible de ce village. En début d’après-midi, nous allons voir les danses culturelles locales. Nous sommes accueillis par les cris d’enfants tous nus, juste couverts de feuilles. Puis les adultes qui les accoDanse traditionnelleDanse traditionnellempagnent dans la même tenue ! Ils sont divinement musclés ! C’est joli, ils sont expressifs. Ils nous interprètent 4 chants/danses qu’ils utilisent quand ils sont contents et lors des mariages. La prestation est un peu courte, 15’ environ, ça fait un peu surfait, (2000vatu/pers) mais bon ça fait partie du jeu !

Dès la fin des danses, nos enfants disparaissent dans le village, et nous ne les revoyons plus de l’après-midi ! En fin de journée, un groupe de 11 randonneurs arrivent du volcan. Tout ce monde fait qu’on se sent moins seuls ! Nous nous promenons dans le village et nous tombons sur un guide qui nous explique que pour aller voir le volcan à Tanna, il faut prendre une voiture et marcher 10’ ! Ce n’est pas la même aventure ! Le soir nous nous essayons au kava, fait avec le jus des racines. C’est juste dégueulasse ! J’ai l’impression de boire de l’écorce de cacahuète terreuse. Ça m’endort la lèvre, la langue et une partie de la gorge et c’est tout ! Ma moitié prend 2 sels (dose établie par des demi coco de petites tailles dans lesquels est servi le kava) pour les sensations, mais sans rien de plus.

Attirés par de la musique, nous allons écouter quelques villageois qui œuvrent avec des instruments de fortune. C’est très sympa comme musique et entraînant. C’est en fait une façon de parler de l’actualité. Ils composent des chansons sur les thèmes du moment, afin de faire passer l’information. Cela fait moins commercial et surfait que les danses. De retour pour le repas, Welda me dit que si nous voulons écouter de la musique, c’est 1000 vatu ! Comme Yama me dit, c’est dommage car tout le monde est sympa, mais ce dernier jour nous fait sentir le côté business, c’est le jeu, on le savait avant de venir que tout est payant au Vanuatu. Nous mangeons un bougna cochon, avec lequel je ne me régale pas plus que cela. Mon estomac me fait un peu mal et au bout de 3 jours de racines, j’ai envie de manger des fruits, des légumes verts et du chocolat ! Je suis en sevrage !

La soirée se termine autour de la table. Rona et Welda veulent bien nous raccompagner à l’aéroport demain, mais ils veulent garder Camille! Non, mon bébé !!!!

Samedi 16 aout

J’ai accueilli un miasme qui m’envoie en pleine nuit visiter les toilettes, et du coup réveiller les coqs, qui réveillent les chiens, qui donnent le mot aux chats. A cela s’ajoute le bruit des vagues qui s’écrasent sur les rochers et on peut presque comparer le village d’Endu à une boite de nuit !

Au petit matin, les enfants font la tête, ils n’ont pas envie de partir. En plus Camille a mal au ventre ! Ça passe avec le petit déjeuner. Rona reste beaucoup avec nous, offre un bracelet aux enfants qui offrent une peluche et des bonbons (qu’ils n’aiment pas !) en échange. Nous faisons les comptes avec Welda, 54000 vatu en tout (400€) pour 4 jours. Comparé à la vie à Efate, l'île principale du Vanuatu, c'est vraiment moins cher et tellement plus agréable. Puis c’est le départ. Il y a pleins de villageois qui sont là pour dire au revoir, c’est rigolo. 40 ‘ de route nous ramène à l'aérodrome d'Ulei à 10h15 où nous apprenons que l’avion est retardé à 15H30 au lieu de 12H30. En visitant le village à 10’ de l’aéroport, nous trouvons les repas : riz, chou, boite de thon. C’est cool. Yama a le stressomètre à 10/10. Depuis hier matin, il a peur d’être en retard au travail mardi, c’est fou ! Je le détends en lui faisant dénouer les nœuds du fil de pêche de Camille ! C’est mieux qu’un jeu vidéo. Nous enregistrons à 14h et apprenons que le vol est prévu à 17H. Après être redescendu, Yama est remonté à 6/10 sur le stress. Le pire c’est que si l’avion vient trop tard, il fera nuit, et ne pourra pas atterrir puisque la pseudo piste n’est pas éclairée ! Les enfants jouent avec d’autres enfants et les femmes leur offrent des décorations en feuilles de palmier. Un monsieur sculpte pour Tom un harpon pour la pêche. Il essaye de s’en faire un et l’offre à un enfant. Le temps s’écoule doucement, il y a mieux à faire que de passer sa journée à attendre, mais c’est le Vanuatu, cela fait partie de l'ambiance et c'est loin d'être désagréable. Finalement nous décollons à 16H30. Nous sommes quasiment seuls dans l’avion, c’est un avion privé !les pilotes nous montrent un volcan bien dégagé et s’approchent très très près ! C’est superbe !

Arrivés à Port Vila, Yama n’en crois pas ses oreilles quand nous lui disons que nous n’avons pas d’hôtel ! Il hallucine. Le chauffeur de bus nous amène à une guest house, hôtel hibiscus. Sympa. 7000 vatu la nuit. Une dernière fois, Yama est choqué lorsque je lui fais la bise pour lui dire au revoir ! Belle rencontre avec ce jeune japonais.

Nous faisons une balade en ville car il y a une manifestation et des danses. Nous assistons à des danses traditionnelles, puis nous mangeons sur place, prenons une glace pour attendre 21h, les fire dancers ! C’est très joli et original. Les enfants sont ko. Au lit ! Camille est touchée par une petite gastro.

Dimanche 17 aout

Nous prenons un bus au tarif bien négocié (de 2000 à 600 vatu) pour la cascade de Mélé. C’est joli mais c’est un attrape couillon à 50€ l’entrée (6000vatu). Les enfants se baignent dans l’eau fraîche puis nous allons nous poser sur un point de vue. Il n’y a personne, cela change de la cascade qui s’est transformée en autoroute à touristes au moment où nous en redescendions. Sieste, pique nique, bagarre dans l’herbe et papouille au programme. Nous repartons à pied, cela permet de mieux voir les villages et de se dégourdir les jambes. Nous longeons la plage de l’ile de hideway, avec ses maisons pour touristes en bord de mer. Et les locaux qui profitent aussi des lieux. Nous longeons le golf. Puis un 4X4 s’arrête et nous propose de nous emmener. Augustin, ancien pêcheur très sympathique, nous raconte sa vie. Il montre à Tom des photos de pêche, lui donne du matériel, et lui apprend des techniques de pêche. Anne, sa femme, nous explique que ceux de Endu vivent à Port Vila dans des conditions miséreuses, en ayant recréé leur village, ici, dans la poussière. Certains ne peuvent pas retourner à Ambrym à cause de la magie noire, qu’ils prennent très au sérieux, même si on ne le ressent pas sur place. Nous quittons nos hôtes sympathiques pour aller se poser à l’hôtel. Puis nous repartons faire un tour en ville. Tom n’est pas très bien, il a mal au ventre et à la tête. Et effectivement, il devient fiévreux.

Lundi 18 aout

Petit déj avec des nouilles chinoises, c’est mieux que le lait ! La forme semble bien revenue, je leur donne un doliprane quand même. Camille a trouvé le temps hier soir de remplir son carnet de voyage avec les techniques de pêche qu’Augustin leur a apprises….dictées par Tom, que je croyais complètement KO !! Mais non, pour la pêche, toujours un soupçon d’énergie !

Nous faisons un tour en ville pour quelques achats avant de prendre la direction de l’aéroport. Le duty free ne semble pas très intéressant. Nous décollons pour Viti Levu aux Fidji où il y a une heure de décalage horaire.

 

Les plus

L'île d'Amrym : son authenticité, la gentillesse des habitants, la beauté des paysages, le volcan (même pour une poignée de secondes).

A noter toutefois que nous avons pu rencontrer des gens charmants à Efate, souvent très serviables. Le marché d'Efate vaut le détour.

Les moins

L'île d'Efate : le cout de la vie par rapport aux "prestations", le peu de possibilité touristiques et toujours à des prix élevés.

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