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Dernière mise à jour le 17/03/2017

NOUVELLE  ZELANDE

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Météo Lifou © meteocity.com

Météo à Lifou (Nouvelle Calédonie)

L'Afrique du Sud

Nous avions un mois de vacances mais pas de destinations précises... Internet aidant, nous pianotons sans trop savoir ou aller. Par un hasard quelconque, nous trouvons des billets Paris/Johannesburg à 500 €... mon doigt glisse sur la touche valide et nous voilà partis pour la préparation d'un voyage hors du commun débutant par 2 jours de trajets, escales comprises, pour faire un Pointe à Pitre (Guadeloupe)/Paris/Adis Abeba (Éthiopie)/Johannesburg/Le Cap.

Sur la période proche d'un mois passés en Afrique du Sud, nous en profiterons pour faire une incursion au Lesotho, mon coup de cœur, puis au Swaziland.

ItinéraireItinéraire Afrique du Sud (y compris Lesotho et Swaziland)Itinéraire Afrique du Sud (y compris Lesotho et Swaziland)

Carte d'identité

Capitale : Pretoria

Monnaie : Rand

Superficie : 1 219 912 Km²

Démographie : 51 770 560 habitants

Nom des habitants : sud-africain(e)

Densité : 42 hab.km²

Langue : 11 langues officielles dont l'anglais

Carnet de Voyage

Jeudi 23 juin 2011

Départ de Pointe à Pitre sur un vol air France, sous traité à la compagnie Espagnole Pullmantur air. Il y a peu de monde, nous parvenons donc à dormir. Nous atterrissons à 10h50 à Orly. Une navette nous emmène jusqu'à Roissy Charles de Gaulle où nous prenons notre temps en jouant au Uno. L'avion pour l’Éthiopie décolle avec 1h00 de retard, le temps de régler les cafouillages de sièges et les exigences d'une "mama" avec ses nombreux bagages à main. Je fais en sorte que Tom dorme le mieux possible. Je finis donc par terre !!! Mais finalement c'est là que je suis le mieux. Il est déçu car il n'y a pas d'écrans individuels de télévisions devant les sièges.



Vendredi 24 juin 2011

Après le premier vol de près de 7 000 Km, nous avons parcouru 5585 km entre Paris et Addis Abeba en 6h00. Les petits sont KO mais sages. L'appel est donné pour l'embarquement pour Johannesburg. Camille s'est endormie sur un banc. Les garçons font la queue pour nous. Ça me permet d'observer tous les mélanges de cultures présents dans 'aéroport. Nous pouvons voir passer des africains dans de très belles tenues colorées, d'autres avec leurs djellabas, des asiatiques avec leur style « sans style » ! Après avoir lu « un arc en ciel dans la nuit », je me surprends à essayer de trouver dans la foule qui est afrikaner et qui est touriste. Le vol passe rapidement puisque tout le monde dors. Nous récupérons un peu. A notre arrivée, il fait 5°C à Joburg. Il est temps pour les enfants d'apprendre à enfiler un second pull sans que les manches du premier ne remontent. Toute une technique. Après avoir pris du change en rand, la monnaie locale, un dernier vol nous conduit jusqu'au Cap. Location de véhicule puis, après avoir demandé notre trajet à des policiers, ces derniers nous escortent jusqu'à notre hôtel. Après 48h00 de trajet, nous nous couchons à 22h00.

Vue de la ville du Cap et de Table MountainVue de la ville du Cap et de Table Mountain

Samedi 25 juin 2011

Réveil à 9h00... dur dur... après un petit déjeuner bien agréable nous partons découvrir la ville du Cap. Nous prenons le téléphérique jusqu'à Table Moutain. La vue est très belle. Cette curiosité géologique est impressionnante. Nous faisons une petite ballade la haut. Nous sentons la fraîcheur mais sommes bien équipés. Le contraste de nos bouilles bronzées avec le froid est amusant. Une dame croise Tom et ne résiste pas à venir lui caresser les cheveux ! Ça plaît moyennement à Tom qui s'arrête net et lance à Un dassieUn dassietravers ses lunettes de soleil un regard qui en dit long. Nous continuons notre promenade et au retour nous voyons un dassie qui n'a pas peur du tout.

Nous redescendons vers le port pour tenter d'aller vers Robben Island. C'est complet. Nous réservons donc pour mardi matin. Nous pique-niquons sur le port et visitons le « water front ». C'est grand et bien aménagé. Nous trouvons la place des Prix Nobels de la paix : Albert Lutuli, Demsond Tutu, P de Clerk et Nelson Mandela. On sent que la ville est très surveillée et que les petits boulots de gardiens de voitures sont là pour permettre à certains de subsister. Nous faisons un tout petit stop à l'église St Georges lieu où l’archevêque Desmond Tutu à été nommé.

Nous reprenons la route vers Signal Hill. En attendant le coucher de soleil, nous nous promenons. L'endroit est joli et donne une belle vue sur la mer et la ville. Il y a des espèces de dindons qui déambulent. Le ciel est voilé ce qui ne met pas en valeur le coucher de soleil tant attendu.

Dimanche 26 juin 2011Colonie de phoques à Hout BayColonie de phoques à Hout Bay

Nous nous partons vers le sud en direction de Cap Point. Eviel sur la plage où nous trouvons sur la plage des algues géantes échouées. Nous faisons une halte à Hout Bay pour prendre un bateau et aller observer une colonie de phoques. Un promène couillon, mais bon, ça plait aux petits. Le mieux, c'est qu'une fois descendus du bateau, quelques phoques jouent dans le port ! Ils viennent nous voir, c'est mignon. Un homme nous appel et nous trouvons un phoque, sur le sol, à côté d'une cabane. Il est énorme... L'homme propose à Tom de monter dessus. Sans se poser de questions, Tom y va bien tranquillement. Le voilà qui chevauche un phoque. C'est extra. Camille est émerveillée et rit... à distance. Elle finit tout de même par le caresser.

Pingouins au Boulders National ParkPingouins au Boulders National ParkNous nous arrêtons ensuite à Simon Town où vit une colonie de pingouins au Boulders National Park. Il y en a des tas. Le grand requin blanc est présent dans le coin tout au long de l'année. Les panneaux en bordure de plages n'interdisent pas la baignade mais donnent les consignes du genre : « pas de baignade seuls, autour des pêcheurs, de nuit... » puis ils précisent ce qu'il faut faire en cas d'attaque et les numéros à appeler : rassurant. Il faut ajouter à cela les jolies méduses qui flottent à la surface et les courants marins de fous... c'est le paradis des baigneurs.

Nous entrons dans le parc national de Cap Point. Nous montons au phare : magnifique. En redescendant, nous décidons d'aller au Cap de Bonne Espérance. 1H30 aller/retour : ça nous dégourdira les jambes. Il y a par moment beaucoup de vent. C'est le cap le plus au sud de l'Afrique. Il est mythique mais peu impressionnant. En rentrant, nous souhaitons faire une photo de la montagne avec le coucher de soleil et par surprise, nous tombons sur la plage sur un troupeau de springboks et un troupeau d'autruche. Cap de Bonne EspéranceCap de Bonne Espérance

Sur la route du retour pour la ville du Cap, nous passons aux abords d'une ferme d'autruches. Nous allons voir de plus près et une autruche approche et se met à parader devant nous. Ou elle veut nous impressionner, ou elle drague Maouh. Nous rentrons tard avec des images plein la tête.



Lundi 27 juin 2011Cour de la prison de Robben IslandCour de la prison de Robben Island

Nous partons ce matin pour le City Bowl, visiter le centre de Cap Town. On se croirait dans n’importe quel centre ville de France et par moment nous percevons un mélange de ville américaine et française. Nous investissons dans des paires de gants pour les enfants. Nous nous rendons ensuite au Water Front pour prendre le ferry pour Robben Island. Je pense que la visite pourrait être mieux organisée au départ. Il faudrait qu’ils prévoient des traductions écrites ou un audiophone parce que nous ne comprenons rien !!! Toutefois, quand on se retrouve dans la cour, grande comme un terrain de tennis, et que l’on comprend que c’est là que les prisonniers passaient leur journée à casser des cailloux, en plein soleil, sans lunettes, sans protection : c’est émouvant! Puis lorsque l’on visite les geôles minuscules, c’est pire ! Comment ont-ils pu tenir là aussi longtemps ?

En quittant Cap Town, nous roulons sur l'autoroute pendant plusieurs kilomètres entre les townships, les quartiers pauvres de la ville. Une misère! On sent bien dans les zones touristiques la présence policière pour sécuriser au maximum. En voyant tous ces bidonvilles, on comprend mieux le décalage. En arrivant aux abords d'HeBabouins sur la routeBabouins sur la routermanus, un haut lieu de l’observation des baleines, nous voyons sur le bord de l'autoroute et même sur la route, un groupe de babouins! C'est surprenant!

Arrivés sur place, pas moyen de trouver un camping, nous posons donc nos sacs dans une backpacker’s recommandée par le guide du Routard. L’accueil est sympa, on nous propose une chambre avec 2 lits et une salle de bain. C’est bien, mais à 660 rands la nuit, c’est quasiment 2 fois plus cher que l’hôtel où nous étions. Et en prime, pas de chauffage. Nous faisons sauter le système électrique en allumant les 4 plaques électriques de la gazinière pour chauffer la pièce  glaciale!

Nous faisons un tour en bord de mer dans l’espoir d’apercevoir une baleine, mais rien ! Puis soudain un aileron passe et une forme dans l’eau. Super, nous sommes contents d’avoir aperçu notre première baleine. Il nous faut bien 5 minutes pour comprendre qu’en fait on a vu un dauphin ! et oui, les baleines n’ont pas d’ailerons ! Le plus grand est de moins en moins bien, il vomit le peu qu’il a mangé ce matin, son ananas. J'espère qu’il va rapidement mieux. De retour à l'auberge, Maouh emmène les enfants jouer au billard dans la salle commune, mais les fumées de cigarettes, pétards et narguilé ne sont pas vraiment de leur âge! Ils rentrent donc manger un bon plat de pâtes. La bonne douche chaude associée à quelques médicaments pour stimuler les organismes et ils se couchent sans se faire prier.  

 

 

Mardi 28 Juin 2011

Les garçons sont partis voir les baleines au réveil, à 7H30. Nous nous rejoignons grâce aux talkies walkies. Il y a beaucoup de vent. J'aperçois un jet d'eau et un aileron de baleine, mais loin. Ça sera tout, elle dorment encore!

 Nous quittons Hermanus, divaguons au grès des routes pour rejoindre progressivement le  pays des autruches : Oudtshoorn.

 

Mercredi 29 juin 2011Elevage d'AutruchesElevage d'Autruches

A présent, les deux enfants sont malades. Nous allons en direction de Georges visiter une ferme d’élevage d’autruches, à Chandelier Game Lodge. Notre guide est une jeune Lilloise étudiante en biologie. Ça nous facilite la compréhension des explications !!! Les plumes du mâle sont plus belles que celles des femelles et valent donc plus chères. On nous explique que la danse que nous a fait l’autruche l’autre jour devait être une parade amoureuse. En poursuivant la visite, nous arrivons dans un enclos où l’on peut monter sur les « oiseaux ». C’est très drôle. Tom, peu rassuré, est tout de même volontaire. Il chevauche fièrement son second animal de la semaine. Maouh s’éclate, et je me régale depuis le temps que je voulais monter sur cet animal, mais les fermiers ne veulent pas me lâcher... je pense parce que je suis une femme.

En fin de matinée, nous reprenons la route sous la pluie. Nous faisons une halte sur l’immense plage de Knysia. Les dunes font le bonheur des enfants. Nous continuons vers Plettenberg, où nous peinons à trouver le Robberg nature parc. Camille vomit dans la voiture, ce qui oriente rapidement notre route vers un hébergement avec douche !

 

Jeudi 30 juin 2011

Une otarie solitaireUne otarie solitaireTout le monde est sur pied ce matin. Nous déposons le linge à la laverie, qui nous le rendra propre et plié après la rando. Nous allons à Robberg, une presqu’île  qui s’offre aux vagues, lieu de résidence d’une colonie d’otaries. Nous regardons ces gracieuses naïades joueuses depuis les hauteurs. Cela doit être intéressant de les observer plus longtemps pour connaître leurs comportements sociaux. Les enfants jouent dans les immenses dunes comme des petits fous. Nous rencontrons une otarie isolée qui se bronze au soleil. Nous approchons à 5m et elle se laisse observer sans trop manifester de réaction.

Nous quittons la ville en direction de Nature Valley. Nous faisons un arrêt à Bird Paradise, une volière gigantesque qui abrite des tas d’oiseaux en tout genre. Nous faisons ensuite une petite marche sur la plage de nature valley. Quel calme ! Nous entrons en fin de journée dans le parc de Tsitsikamma où enfin nous pouvons planter la tente. Au bord de l’eau, sous un ciel étoilé de toute beauté, les saucisses chauffent dans le BBQ, nous sommes ravis. L’air est doux, nous avons chaud dans la tente, plus que dans certaines backpackers. Les ballades de demain promettent d’être belles.


Vendredi 1er juillet 2011

Un bruit pas possible toute la nuit ! Si même la nature ne respecte plus notre repos, rien ne va plus ! Entre le vent, la rivière qui coule à coté et les vagues qui se fracassent à 10 m, quel brouhaha !

Le temps est couvert, mais nous partons faire le waterfall trail, 3h00 AR en bord de mer. Les passages dans les roches sont délicats et ralentissent notre progression. Face à la chute d’eau en bord de mer, la vue est très belle. Un goéland vient nous rejoindre pour partager notre goûter. Sur le chemin du retour j’aperçois la queue d’un dauphin puis un aileron, mais pas de baleine.

Nous remplissons nos ventre lors de la pause méridienne avec du pâté d’autruche, qui se laisse manger sans problème. Une promenade digestive jusqu’à un pont suspendu de 77 m de long à 9 m au-dessus de la mer ravis les enfants. Nous sommes accueillis au retour par un babouin impressionnant, un mâle. Il fait les poubelles à la recherche de nourriture, mais ne s’embarrasse pas avec le rangement !

Nous laissons le parc de Tsitsikama pour entamer une très longue portion de route pour rejoindre le Lesotho. Nous roulons bien et cherchons un hébergement à Grahamtown, mais il y a un festival et tout est « full ». Nous achetons de quoi manger dans la voiture et puis en profitons pour rouler. Vers 23h, nous trouvons un B&B à Queenstown, qui est vraiment le bien venu. Nous ne sommes plus qu’à 260km du Lesotho.

 

Samedi 2 juillet 2011

Réveil aux aurores pour Maouh qui m’impressionne, avec sa toux et le trajet d’hier, il est déjà prêt à reprendre la route. La douche chaude du matin plaît aux enfants. Nous prenons le petit déjeuner dans la voiture avec du nutella gelé ! Il fait très froid, tout est blanc. A la mi-journée, nous entrons au Lésotho (voir carnet de voyage au Lesotho)

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Jeudi 07 juillet 2011

Nous avançons vers Dundee, où nous tentons de trouver une laverie sans succès. Nous visitons à Elandslaagte un mémorial militaire situé à coté d’une réserve privée. Nous apercevons alors notre première girafe. Elles seront 9 en tout, dont 3 girafons.

A dundee, nous visitons le Talana muséum qui est intéressant, sur la guerre zoulou-boers et anglo-zoulou, sur le mode de vie, sur la mine de charbon, ainsi que le village zoulou reconstitué. Très sympas ces rondavelles (habitations traditionnelles). Puis comme la ville n’est pas des plus plaisantes, nous avançons vers la côte. Nous nous arrêtons dans un B&B à Melmoth. Accueil très sympa des propriétaires, beau jardin et cartoons pour les enfants. Il fait beaucoup moins froid, c’est agréable.



Vendredi 08 juillet 2011

Nous partons visiter le musée zoulou. Nous avons un guide avec nous, mais nous ne comprenons pas tout. Nous regardons un film très bien fait sur les rois zoulous puis visitons un village. Nous reprenons la route vers Ste Lucia où nous trouvons enfin une laverie. Nous réservons notre hébergement à 5 km de la ville, dans un village zoulou. Ce soir, nous dormirons dans une « hats » (case traditionnelle), équipée de 4 lits, rien de plus car il n'y a plus de place à l’intérieur. Nous pique-niquons au bord d’un estuaire, face à 7 hippopotames qui bronzent au soleil. Ils sont loin, mais semblent tout de même très gros. Nous nous promenons sur la plage ce qui permet aux enfants de courir un peu et de se défouler. Nous trouvons des traces dans le sable : énormes ! Comme un chien à 4 doigts mais énorme. Nous nous demandons de quel animal il peut bien s’agir avant de conclure qu’il s’agit des empruntes d’un  hippopotame. La nuit tombe vite ici, à 17H20 le soleil se couche. Nous allons vers l’hébergement où le guide nous attend dans la grande salle, au coin du feu. Il nous explique la culture zoulou, Danse ZoulouDanse Zouloupuis nous emmène dans la hats du chef pour continuer les explications. Mais attention, pour y entrer, on se déchausse, on se décoiffe et les hommes doivent obligatoirement être à droite et les femmes à gauche. Nous essayons les vêtements traditionnels puis nous rejoignons la hutte centrale où les danseurs nous attendent. Ils nous font une démonstration de danse de compétition (lever la jambe le plus haut possible) et une « wedding dance ». C’est impressionnant, époustouflant. Très beau spectacle privé auquel nous ne nous attendions pas.

Ensuite on nous sert un repas traditionnel. Nous sommes toujours seuls. Il y a à manger pour 40 ! Le guide mange avec nous. C’est une soirée merveilleuse, nous dormons au cœur du village, qui est habité par une vingtaine de zoulous sur les 200 que compte la communauté. Nous mettons les enfants au lit, prêts à partir pour demain car nous allons au parc de Hluhluwé, et le départ est à 5h00 !

 

Samedi 09 juillet 2011

Il est 5h50, le réPanneau indicateur!!!Panneau indicateur!!!veil n’a pas sonné ! » en 5 minutes nous sommes dans la voiture ! Un jeune du village est là, avec son seau d’eau. Il fait encore nuit et il vient de terminer de nettoyer la voiture ! Nous lui avions dit que nous partions à 5h00 ; il avait dit « je serai là ». C’est incroyable comme ils sont volontaires pour quelques rands. Nous arrivons ¾ d’heure plus tard au parc de Hluhluwe Imfolosi. Nous visitons la seconde partie du parc qui est assez étendue, et nous découvrons dès l’arrivée, au loin, un rhinocéros. Puis au fur et à meUne hyèneUne hyènesure de notre progression, des girafes, un phacochère, une hyène (très impressionnante, je ne voyais pas ça si gros), des impalas, des gnous, des buffalos. Nous apercevons, aux jumelles, deux têtes de léopards qui se font des papouilles dans les hautes herbes. C’est trop mignon, on dirait 2 gros nounours. Notre route croise celles des éléphants, qui savent qu’ils ont la priorité, et qui ne se gênent pas pour la garder ! Un mâle nous empêche d’avancer, et dès que l’on s’approche doucement, il montre son mécontentement. Il va même jusqu’à casser une branche et la dépose au milieu de la route, juste pour préciser «on ne passe pas ! ». Face à sa détermination et surtout à son poids, nous patienterons 30 minutes, le temps que le pachyderme s’éloigne et que mon vaillant Maouh puisse sortir de la voiture pour dégager la route. L’éléphant n’est qu’à une dizaine de mètres, c’est donc stressant, sans parler des autres animaux qui peuvent être dans les parages et que nous ne voyons pas forcément !!!

Les enfants sont sages, ils jouent à l’arrière de la voiture, pas forcément toujours passionnés par les animaux. La Éléphant mécontentÉléphant mécontenthyène réapparaît en fin d’après-midi et passe juste à côté de la voiture. C’est gros comme animal, et ça n’a pas une tête qui dit qu’elle veut être notre amie ! Une famille de rhinocéros au bord de la rivière représente un joli spectacle avant le coucher du soleil. Nous repartons avec pleins d’images dans la tête et sur la carte SD !

Nous trouvons un camping à Ste Lucia, il y fait doux, c’est agréable.

 

Dimanche 10 juillet 2011

Nous admirons dès le lever les hippopotames qui barbotent. Ils sont une dizaine, près de la berge à jouer, à manger, à se mettre des coups de dents, à faire des bruits et à secouer leurs oreilles. Nous allons acheter notre petit déjeuner, puis nous nous présentons à l’entrée du parc Isimagaliso. On nous dit que c’est complet pour le camping. Tant pis, nous regardons le spectacle des animaux. Nous voyons beaucoup d'antilopes, énormément de « bushpig », quelques buffalos. Puis vers 11h30, au détour d’un virage, un rhinocéros blanc nous bloque le passage. Maouh ne l’avait pas vu, mais moi oui. Et comme il ne ralentissait pas, petit stress. Nous nous sommes arrêtés à moins de 10 m de lui. Très très imposant comme animal. Il a l’air blessé à la tête, peut être un  coup de corne. En tout cas, il est gros. Il s’approche tout doucement. Il est juste à côté, à 3 m, placide. Magnifique et impressionnant. Rhinocéros blessé bloquant la route Rhinocéros blessé bloquant la route Après 30’, Maouh décide de desserrer le frein à main et de laisser rouler la voiture tranquillement : ça ne lui plait pas du tout, il se retourne brusquement et nous souffle dessus position « je charge »! démarrage en descente, à fond sur l’accélérateur, pas envie de prendre un coup de corne. Nous arrivons quelques mètres plus loin à un observatoire, en cul de sac !!! Comme il n’y a rien à observer et que le rhinocéros bloque la route quelques dizaines de mètres plus loin, nous n'avons plus qu'à patienter. Puis nous repartons, mais nous n’allons pas bien loin, M. Rhino est toujours là. Nous décidons de piqueniquer sur place, il est 12h30. Vers 13h, il semble enfin parti. Nous reprenons prudemment la route qui serpente. Il n’est plus là, ouf ! Nous rejoignons la route principale et retrouvons notre rhinocéros qui s’y déplace en zig zag. Personne ne peut passer. Nous le suivons, les voitures qui arrivent en face s’arrêtent et reculent au fur et à mesure de son avancée. Vers 13h30, un véhicule tente de forcer le passage et se fait souffler dessus comme il faut, mais ça passe. Nous finissons par faire de même, cela fait 2h qu’il nous bloque la route. Décidément, avec l’éléphant hier, le rhino aujourd’hui, on peut dire que les mastodontes du parc aiment choisir nous retenir.

Nous faisons ensuite une balade jusqu’à la plage. 239 marches à monter, ouille ouille ouille les quadriceps ! Nous voyons encore de magnifiques sorte d’antilopes qui se laisse photographier à souhait. En arrivant à Cape Vidal, nous tentons de demander s’il y a une place au camping. Il y a juste un emplacement pour 1 nuit : on prend ! Quel bonheur de se poser tôt, de se promener, de prendre le temps. Les gars s’occupent du BBQ pendant que les filles se coiffent sous la tente…chacun son activité. Nous sommes entourés de pêcheurs bien équipés pour le camping. Par contre, ils ont tous le même physique enrobé. Conclusion : le poisson de l’Océan Indien doit faire grossir !

 

Lundi 11 juillet 2011

Un phacochèreUn phacochèreNuit calme, juste un peu perturbée par des ronflements d’animaux, des phacochères peut être. Nous quittons le camping à 7h30 en espérant voir des animaux. Et bien rien ! Ils se sont cachés ; il y a de vastes étendues mais aucun animal. Juste quelques antilopes et phacochères, qui ont une dégaine exceptionnelle quand ils courent la mèche au vent. On dirait qu’ils sortent de chez le coiffeur. Puis au détour d’un virage, sur la route, 2 hyènes sont en train de jouer. Elles sont loin. Nous approchons et l’une d’elle s’enfuit. C’est vraiment énorme comme animal. Nous la suivons un peu puis elle s’éclipse dans les herbes et dans les bois. On aurait envie de la suivre, mais bon, c’est une hyène. Nous l’entendons « discuter » avec sa comparse. Ça aboie, un peu comme un chien enroué.

Nous quittons Sainte Lucia pour le Swaziland. (voir carnet de voyage Swaziland)

 

Jeudi 14 juillet 2011

Faisant suite à ces quelques jours passés au Swaziland, nous roulons vers Malelan où se trouve l’entrée du parc Krugger. Nous nous arrêtons dans le 1er B&B venu qui est très charmant. Les enfants regardent un dessin animé, prennent un bain et s’endorment ensemble.

 

Vendredi 15 juillet 2011

Tom doit aimer le camping, nous l’avons retrouvé sur la moquette ! Ou alors il est galant, il a laissé le matelas à sa sœur, mais là j’émets des doutes.

Nous prenons notre breakfast monumental : tea, coffee, cereal, milk, toast, salade de fruit, jus de fruit, yaourt, œufs, bacon, saucisse, tomate, champignon. Bref : une orgie ! Nous partons repu pour le Krugger. Juste avant l’entrée, un léopard faisant sa sieste nous accueille au bord de la rivière. Une fois entrés, s'est au tour d'une famille d’éléphants de nous souhaiter la bienvenue. S’en suit une période de disette photographique, puis des rencontres en tout genre. La plus belle est celle avec une vingtaine d’éléphants qui nous barrent la route. Nous sommes seuls, et on se demande quand finira la queue leu leu. Ils vont Couché de soleil au KrugerCouché de soleil au Krugervers la rivière. Nous les observons depuis une hauteur : instant magique. C’est vraiment une histoire de chance, car nous serions passé là 2 minutes plus tôt et il n’y avait rien. Bizarrement les éléphants ne sont pas facile à repérer dans les herbes, aussi gros soient-ils. Tom se fait surprendre par une girafe. Nous roulons directement vers notre campement car les portes ferment à 17h30 et la vitesse est limitée à 50km/h. Nous arrivons juste à temps, tout en photographiant le coucher du soleil. Ce parc est très grand, il y a du monde dans les campings, mais sur les 2500 km de routes c’est tout de même bien tranquille ! Nous parvenons à modifier une réservation de campsite contre une autre plus proche. Nous n’avons pas vu de lions aujourd’hui mais avons réservé pour une promenade en 4X4 avec ranger au coucher du soleil pour dimanche soir. Tom et moi serons les seuls à en profiter, Camille étant trop petite Maouh participera le surlendemain à une marche dans la brousse (Game réserve) pendant 3 heures au milieu des big five, avec un ranger. En attendant, nous préparons un bon BBQ et nous couchons tôt car demain nous partons à 6h afin d'avoir un maximum de chance de voir des animaux!

 

Samedi 16 juillet 2011

Nous avons eu de la viElephant au parc KrugerElephant au parc Krugersite cette nuit. Une hyène est passée juste à coté de la tente et s’est occupée des poubelles du camp. L’éventualité d’une sortie nocturne intitulée « assouvir ses besoins naturels » fut de ce fait annulée ! Nous sommes dans un campsite fermé, clôturé et électrifié : les hyènes passent quand même. Je me demande pourquoi ils ne mettent pas des poubelles impossibles à ouvrir, comme aux USA. 5h55 le réveil sonne. Tout le monde dans la voiture, le soleil va bientôt se lever. Nous apercevons aussitôt 2 hyènes, une marron et une rousse. Elles semblent être autour de quelque chose au sol, peut être un impala. Mais non, il s’agit en fait d’une 3ème hyène qui se repose. Puis nous croisons la route d’éléphants dont un nous regarde d’un œil bizarre. Maouh n’est pas tranquille car nous sommes entre 2 gros spécimens et il se méfie de celui qui est derrière. Le regard du pachyderme que je suis en train de prendre en photo ne parait pas sympathique. Nous reculons un peu, on ne sait jamais, ils sont à peine à 10 mètres ! Ensuite, un Big Black Bird with a Big red Beak croisent notre chemin. Cela nous permet de travailler notre vocabulaire en anglais. Nous voyons des girafes qui combattent en se donnant des coups de cou ! C’est amusant de les voir dans leurs activités, mangeant, jouant ou se détendant tel cet éléphant qui nous coupe la route et révèle aux enfants (ainsi qu’à nous) le sens du mot TROMPE. Il nous dévoile son anatomie masculine impressionnante. Nous restons un long moment sans rien apercevoir, c’est désolant, mais c’est le jeu. Nous pic niquons près d’un point d’eau désert ! A peine reparti, notre route est littéralement coupée par un troupeau de buffalos. Un immense troupeau, on n’en voit pas la fin, des milliers et des milliers de ces grosses vaches beuglantes soulèvent un nuage de poussières qui donne tout son charme à la scène qui se déroule sous nos yeux. Puis plus loin, nous apercevons un attroupement : lion ou caillou ? Lions peut être, en tout cas, je n’ai rien vu, même quand on nous a indiqué où regarder ! Nous fatiguons peut être un peu d’être constamment en alerte dans la voiture. Nous voyons des hippos et des crocos autour d’un point d’eau, paisibles. Nous terminons nontre journée par un chacal !

Nous installons notre tente au campement de Sakora. C’est grand, il y a beaucoup de monde. Ce soir, c’est BBQ. Trois hyènes attendent derrière le grillage. Elles font les 100 pas, attirées par les odeurs de viande qui cuit, et arpentent sans relâche chaque emplacement. Camille n’est pas rassurée, elle aimerait bien que l’on mette la tente ailleurs ! Pourtant elle s’endort très rapidement, épuisée.



Dimanche 17 juillet 2011

5h40  réveil ! Nous démontons la tente dans la nuit, les petits sont actifs et participent. 6h09 nous sortons du camp, bien décidés à rencontrer les lions. Nous tombons sur un éléphant solitaire qui nous occupe un bon moment. Il est tranquille et pose pour nous. Les journées sont rythmées par ces rencontres imprévues, incertaines et toujours tellement naturelles et pleines de charme. Nous continuons notre route vers lower sabbie, mais c’est une disette. Nous prenons de la hauteur et trouvons une vue sur la savane grandiose, resplendissante dans toute son immensité. L’herbe jaunie typique de ce style de paysage, entrecoupée de petites taches sombres révélant aux jumelles des zèbres, des girafes et autres animaux en minuscule. C’est rassurant tous ces grands espaces préservés et presque sauvages. Ça change des villes, bruyantes et polluées.La baignade des hippopotamesLa baignade des hippopotames

Nous pique-niquons à Lawer Sabbie puis arrivons à un point d’eau très agréable. Pour profiter pleinement du site, nous décidons de prendre une glace. Nous repartons et voyons une trentaine d’hippopotames qui pataugent et une famille de phacochère qui traverse juste devant nous : les parents et les 2 petits qui suivent. Arrivés au camping de Sakara, nous nous séparons. Père et fille installent le campement et préparent les grillades tandis que mère et fils partent pour un safari sunset ! Et nous ne sommes pas déçus : 1 lion et 5 lionnes au programme, magnifiques. La nuit tombante, les photos ne seront toutefois pas exploitables. Tom est bluffé quand le lion se met à bailler car il a de grosses dents ! Ils sont quand même à 15m de nous. Je ne pensais pas qu’on les rencontrerait si proche de la route. Il parait que c’est fréquent. Ensuite, nous croisons éléphants, girafes et même une mangouste.



Lundi 18 juillet 2011

A 4h00 du matin, les voisins démontent leur tente en faisant un vacarme énorme. Si d’ordinaire, je trouve que les sud-africains sont sympas, ceux-là échappent à la règle. Maouh part pour son morning walk de 3h dans la brousse avec 2 gardes armés. Il adore, mais ne rencontre pas de lions, dommage. Il croise quand même un rhinocéros et se régale de toutes les explications du guide. Nous quittons le camp vers 9h20 et rencontrons une vingtaine d’éléphants. C’est impressionnant, il y en a partout. Nous restons près d’une heure à les regarder. Certains ont l’air fâché car il semble qu’on les empêche de traverser tranquillement. Une éléphante traverse, et comme son petit n’ose pas suivre, elle fait demi-tour pour aller le chercher, avec un air pas content du tout. C’est vraiment un très beau moment, les éléphants sont, à mon sens les plus remarquables de nos rencontres sud africaines.

Un troupeau d'une trentaine d'éléphants aura coupé notre routeUn troupeau d'une trentaine d'éléphants aura coupé notre route

Nous quittons le Krugger pour Pilmgrim, un village plein de charme, de vendeurs de babioles et de laveurs de voiture qui nettoient les véhicules sans qu’on leur demande, avec de l’eau couleur terre et des vieilles éponges qui font craindre le pire pour la carrosserie. Nous avons fait laver la nôtre hier soir, ils abusent, nous refusons de payer mais laissons tout de même un pourboire pour l'aide à la sortie du parking!!! Nous déjeunons sur place au restaurant, puis nous nous dirigeons vers Blyde river Canyon. C’est très joli, avec les potholes et les 3 rondelles en pleine nature. Nous attendons pour admirer le coucher de soleil puis regagnons le camping pour ce qui sera sûrement notre dernière nuit en tente….

 

The tree rondavellesThe tree rondavelles

 

 

Mardi 19 juillet 2011

Cette dernière nuit fut bien froide. Maouh est allé à la rencontre du soleil aux aurores, Alban s’est essayé aux jeux pour enfants juste à côté de la tente, et les filles sont restées au chaud pour chahuter et se câliner. Nous prenons la route vers Johannesbourg, que nous allons parsemer de haltes. La première, Lisbon falls est vite faite. C’est joli. Puis nous allons à Bridal waterfall, où nous marchons un peu pour l’atteindre. C’est très joli. Nous visitons ensuite une grotte, Echo Caves. La guide a un côté très militaire et pet-sec, mais finalement elle a de l’humour. Nous continuons pour tenter de trouver un hébergement à une centaine de km de la capitale, mais nous ne trouvons rien. Ce qui nous amène à la nuit tombée, sans hotel, dans la périphérie d'une des villes les plus dangereuse du monde ! Nous tentons des guest house, mais il n’ y a personne. Nous finissons par arriver à l’aéroport et trouver un hôtel super sympa, bien décoré, avec breakfast inclus. Me voilà rassurée. Pizza, dessins animés, rangement des sacs, nous sommes calés.

 

Mercredi 20 juillet 2011

Suite à un dernier petit déjeuner gargantuesque, nous partons pour l'aéroport distant de quelques centaines de mètres et restituons la voiture rapidement et sans problème. Je ne souhaite pas que l’on s’éternise, car nous n’avons pas été tendres avec notre véhicule. Ils peuvent l’amener en révision après notre passage, voir la vendre ! Quelques parties d'Uno en attendant l’enregistrement, les achats de dernière minutes et la liquidation de nos derniers rands puis nous embarquons avec 1 h de retard dans un avion bien sale. 4000km jusqu’à Addis Abeba puis Paris. Le retour aux Antilles sera pour plus tard...

 

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