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Diaporama du Lesotho

Dernière mise à jour le 17/03/2017

NOUVELLE  ZELANDE

L'île du Nord

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Météo Lifou © meteocity.com

Météo à Lifou (Nouvelle Calédonie)

 Le Lesotho

On ne vous cache pas qu'avant d'y aller, nous ignorions totalement où se trouvait ce pays! Pour être rigoureux, il faut plutôt parler du Royaume du Lesotho. Peu de guides touristiques recommandent ce territoire et pourtant, cette étape restera un des moments forts de notre voyage en Afrique du Sud! 

D'un passage éclair, nous avons prolongé notre visite à 4 journées réparties entre Maléaléa et Sémonkong.  Ces endroits reculés nous ont permis de découvrir un peuple charmant, malgré une pauvreté omniprésente et un taux de VIH qui est l'un des plus importants au monde ( 23,6% en 2009, derrière le Swaziland 25,9% et le Botswana 24,8%).  Nous sommes dans l'un des pays avec l'une des moyennes d'âge les plus jeunes au monde.

Au Lesotho, nous avons trouvé la neige...Nous avons même été bloqués. Il faut savoir que ce petit pays enclavé au beau milieu de l'Afrique du Sud est considéré comme l'état dont l'altitude moyenne est la plus haute du monde (1800 mètres), avec une minimale située à 1300 mètres.

Nous vous invitons à présent à en savoir un peu plus sur notre trip au milieu des Basothos.

Itinéraire

Carte du Lesotho avec itinéraire.Carte du Lesotho avec itinéraire.

 

Carte d'identité

Capitale : Maseru

Monnaie : Loti

Superficie : 30 355 Km²

Démographie : 2 128 180 (2008)

Nom des habitants : Basotho

Densité : 74 hab/Km²

Langue : anglais, sotho

 

Carnet de Voyage

Frontière du LesothoFrontière du Lesotho

le 3 juillet 2011, à la mi-journée, nous entrons au Lesotho. Changement radical. Nous arrivons sur une autre planète, rien qu’en traversant une frontière, c’est hallucinant.  Le paysage est désertique, les étendues sont sauvages et naturelles, les quelques routes sont bardées de trous de dinosaures et les pistes sont plus que chaotiques. Seule 6% de la population de ce pays a l’électricité! Ma moitié est emballé par la différence de culture, cette façon de vivre hors du commun. Quant à moi, étant maintenant bien attaquée par les microbes récoltés il y a 2 jours, je suis déphasée face à son excitation! 

 

Je suis quand même interloquée par le fait qu’il n’y ait personne, que de la terre sèche et des cailloux, mais que l'on trouve toujours quelqu’un dans ce No Mans Land au moment où on s'y attend le moins. C'est comme si les gens apparaissaient soudainement en haut d'une colline, au détour d'un chemin. Sur la route, dans la plaine, nous ne sommes jamais seuls. Pas évident pour faire une pause pipi discrète, et pourtant, c’est désertique ! Contraste.

Paysage désertique du LesothoPaysage désertique du Lesotho
Nous empruntons une piste pour nous rendre à Maléaléa Lodge. C’est complétement paumé mais tellement plein de charme. Nous trouvons une chambre et réservons pour le diner de ce soir. Les enfants se défoulent sur les jeux installés dans l’herbe. D’autres enfants tentent de parler à notre fils mais il est hermétique, pourtant il a bien compris ce qu’ils voulaient, il m’a répété « What’s your name ». Est-ce l’accent qui le dérange?  Il est vrai que certaines personnes sont très facilement compréhensibles par rapport à d’autres.
Le gérant est blanc et blond, sans doute un descendant Boers. Son installation touristique permet de faire vivre une bonne partie de la communauté, qui survit en cultivant des céréales sur un sol très pauvre.
 Notre ainé souhaiterait retourner dormir en Guadeloupe le soir pour ne pas avoir froid. L’électricité est disponible de 17h à 21h30, ensuite tout est coupé. Nous décidons de faire une balade à cheval autour du village, guidés par Tibo. Camille a son propre cheval, tenu par un jeune homme. Je suis tellement contente car il s’agit de notre première sortie équestre à 4, et à l’étranger. Trop génial. Notre grand garçon est un peu tendu, il a peur que son cheval tape et se mette à courir. Sa sœur est aux anges, elle se régale. Par contre au bout d’une heure, nous sommes transis de froid. Impossible de se réchauffer. A la tombée de la nuit nous assistons quand même, à l'extérieur, à un chant Sotho organisé par les villageois. Les instruments sont fabriqués avec du matériel de récupération, les voix sont captivantes, et les chansons semblent conter des histoires douces et enjouées à la fois. C’est très joli, mais nous sommes gelés, il doit faire à peine 3°.  Nous finissons par nous réchauffer devant le feu de cheminée de la Diner Room où la soupe chaude est appréciée. Le fiston mange comme 4, comme d’habitude. Il parvient à se faire comprendre pour réclamer du rab de poulet et dMusiques et chantsMusiques et chantse riz, comme quoi, tout est question de motivation !
La douche chaude est extra, les couvertures appréciables, les enfants s’endorment vite et leur papa aussi. Il fait tellement bon dans ce lit. Ils y ont mis une couette et une couverture traditionnelle très chaude et très épaisse, en laine, que tous les habitants de ce pays portent sur eux la journée pour se préserver du froid. C’est tout simple, mais avoir chaud quand il fait froid, c’est un luxe !


le 4 juillet 2011
 L’âme du chasseur de levé de soleil anime ma moitié de très bonne heure. Il affronte le froid pendant que je câline longuement avec les enfants, tout sourire, au chaud. Nous avons pris le petit déjeuner au soleil, mais il fait cruellement froid. Le vent s’est levé, c’est intenable. Mon angine est bien installée, mon mari frôle la bronchite, Camille toussote et Tom cumule nez qui coule et impétigo : quelle famille de bras cassés, trop sensible aux nouveaux microbes d’Afrique. Période des laboursPériode des labours
Nous faisons une très courte promenade dans le village où nous prenons le temps d’observer leur mode de vie. Entre élevage et culture de céréale, le temps, qui semble s’être arrêté dans un autre siècle, s’écoule tranquillement. Tout est archaïque, il n’y a pas d’arbres aux alentours qui puissent servir de bois de chauffage, c’est dur !
Nous reprenons la route vers Semonkong, via un azimut bien personnel. Raté, 2h30 de piste chaotique pour finalement devoir faire demi-tour à 10km de l’arrivée ! Déception, car ça rallonge drôlement la route qui n’est pas des plus reposante ! De retour sur la route principale, on reprend 65km de piste avant d’arriver au lodge avec la nuit. On y restera au moins 2 nuit, juste pour le plaisir de ne pas reprendre la piste demain. Nous mangeons au restaurant. Tom dévore et Camille picore. Un chaton vient se faire câliner, ce qui amuse les enfants. La douche est très chaude, relaxante. Il y 2 chauffages et l’électricité, du coup : dessin animé sous la couette avant de dormir, le bonheur ! Camille tousse de plus en plus, on lui donne des antibiotiques avant que ça ne dégénère trop, d’autant que je n’ai presque plus de sirop. J’espère que ça va aller mieux.

 

05/07/2011 :
J’ai dormi avec mon bonnet, ma polaire, mon duvet, une couette, 2 couvertures plus une autre sur le drap trop froid : c’était bien ! On nous amène le « tea and coffee » à 8h00, ça réchauffe. Camille boit un thé mais 10’ après elle n’est pas bien. Elle a mal au ventre et vomi. Elle ne mange rien. Nous allons quand même faire un tour à pied au village. Il fait froid. Ces gens habitent vraiment au fin fond de nulle part. Je me demande de quoi ils vivent. Nous croisons un enfant d’environ 7 ans qui porte sur son dos un bébé d’une dizaine de mois. Les gens sont toujours à se déplacer d’un côté, de l’autre, pour chercher du bois, transporter du grain, guider les moutons, les vaches ou les chevaux. Ils vivent dans des petites cabanes en pierre, mais contrairement à Maléaléa il ne semble pas qu’il y ait de feu allumé dans les cases. Il y a même un bus qui vient jusqu’ici, je suis impressionnée, surtout quand on voit l'état de la piste! Nous voulions acheter une couverture typique de là bas, mais nous n’en trouvons pas. Je suis choquée par les panneaux publicitaires pour les téléphones portables. Ils n’ont accès à rien, ni hygiène, ni santé (hormis les ONG), ni chauffage, ni eau courante. Les entreprises qui vendent ces téléphones devraient contribuer à l’amélioration des conditions de vie de ces gens. Sans parler des problèmes de réseau !

La téléphonie fait sa pub même ici!!!La téléphonie fait sa pub même ici!!!

Nous rentrons car Camille a mal au ventre. Elle mange enfin toute son assiette de pâte. S’en suit une partie d’UNO pour eux et une sieste pour moi. En début d’après-midi les garçons vont faire une balade à cheval de 2h à destination d’une cascade (pour laquelle nous sommes venus jusqu’ici par 65km de piste, je tiens à le rappeler). J’ai renoncé à y aller à cause de mon angine mais surtout pour éviter d’exposer ma fille davantage au froid : il neige ! Les garçons partent donc très couverts, entre hommes, courageux. Ils ont randonné sous la neige mais apparemment le froid ne les dérange pas. Tom a repris confiance en lui à cheval et voudrait en refaire une autre.
Nous sommes un peu perplexes quant aux conditions du retour. Il a plu une bonne partie de la nuit et il y a un gros passage plein de boue à traverser pour sortir du lodge. Les 4X4 ont du mal à passer ! Cette nuit, la météo prévoit -8°. J’espère qu’il ne neigera pas car je ne sais pas comment on va pouvoir repartir. Il me tarde de revenir à des températures plus clémentes. Les enfants sont contents car on ne fait pas de voiture aujourd’hui, et ils regardent des dessins animés. Ça leur fait une pause sympa avant de retourner dans les parcs voir les animaux.
Je mets de la musique cubaine pendant la partie d’UNO, ça donne l’impression qu’il fait chaud dehors ! Au menu ce soir : soupe de mais, un régal ! Nous avons joué au billard, profité de la cheminée et du chaton ! Les enfants ont eu des coloriages, ils sont enchantés ! L’électricité sera coupée ce soir à 21h30, donc plus de chauffage. Nous sommes bien couverts dans nos lits, ça devrait aller.

 

06/07/2011
Je n’ai pas beaucoup dormi cBus échoué sur la routeBus échoué sur la routecette nuit, mais je suis guérie de mon angine. Avec tout ce que j’ai dormi ces 3 derniers jours, c’est normal ! C’est rigolo de voir qu’ici au lodge, il y a le tri sélectif alors qu’on n’arrive pas à le mettre en place en Guadeloupe !
Nous tentons de partir ce matin, d’après les locaux, ça devrait passer. Au village, nous proposons à Jerry, bénévole Irlandais de l’église anglicane, de l’emmener avec nous. Il attend le bus. Il accepte volontiers.  Il est venu passer 6 mois en Afrique du Sud, pour aider dans les bidonvilles. Comme le visa n'est valide que pour 3 mois, il est obligé de quitter le pays quelques jours avant de revenir pour 3 mois. Il nous fait part de sa vision des ghettos du Cap, où l'on croise beaucoup de misère, de violence. Il nous explique qu'il n'y a qu'un toilette pour 20 familles, et que parfois les jeunes filles préfèrent aller se soulager dans la nature, alors que le risque de viol est très grand. Il nous dit aussi que la plupart des gens qui habite là sont pleins d'humanité, et que la misère et la pauvreté aggrave beaucoup la situation. Pendant ¾ d’heure, nous discutons et tout va bien, puis les choses se gâtent. La route glisse. Nous faisons progresser la voiture à coup de branchage et de cailloux. Nous dépassons difficilement un bus abandonné au travers de la route puis poursuivons notre chemin. Un camion est bloqué là depuis la veille ! Ils réussissent à partir vers Semonkong. Nous croisons un 4X4 de Médecin Sans Frontière à qui nous demandons de nous remorquer pour franchir le col. Mais il va à Semonkong, il nous aiderons peut être au retour, s'ils rentrent. Nous n’avons pas pensé à leur demander de prévenir le lodge car la seule personne que nous avons rencontré avec un téléphone n’avait pas de réseau ! C’est galère, il est 14h. Nous ne parvenons pas à avancer et nous ne pouvons pas reculer non plus car c’est une descente complètement gelée derrière nous. 4 options s’offrent à nous avant que la température ne redescende et gèle tout : Réussir à avancer – Prévenir le lodge – dormir dans la voiture - ou que la douzaine de prières que Jerry a fait soit entendue!!
Vers 14h45, un 4X4 se présente. Nous l’interceptons pour qu’il appelle pour nous le lodge. Il n’a pas de réseau. Nous leur demandons s’ils peuvent appeler dès qu’ils auront du réseau. A ce moment là, 2 autres 4X4 arrivent derrière nous : celui de MSF et celui du lodge. Le téléphone à bouche fonctionne mieux que le cellulaire ! Remorqués par le 4X4 du lodge, nous passons tranquillement les 800m qui nous empêchaient de progresser. Nous atteignons Maseru vers 17H30, le temps de trouver notre couverture souvenir, de prendre une pizza offerte par Jerry que nous déposons à son B&B et nous passons la frontière. Nous roulons de nuit et arrivons à Harrysmith dans un hôtel assez cher et pas extra à mon gout. Quelle journée, le repos sera bien mérité !

Coups de cœur et ....le reste

Habituels échange de points de vue sur le séjour

Les plus

Pour elle: la balade à cheval en famille, les chants sothos

Pour lui :

Pour Tom :

Pour Camille : la balade à cheval à maléaléa

Les moins

Pour elle: Les 65km de piste et le fait d'être malade.

Pour lui : le froid

Pour Camille : pas pu faire l'autre balade à cheval

Pour Tom : le froid

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