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"Sur la route avec Che Guevara" (livre de 1978) et l'adaptation de 2004 "Carnets de voyages"

Un blog de passionnés de Cuba "je pars à Cuba"

Dernière mise à jour le 17/03/2017

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Météo Lifou © meteocity.com

Météo à Lifou (Nouvelle Calédonie)

Cuba

2008

Une des destinations dont nous rêvions... nous n'avons pas été déçu. En passant une semaine à Cuba, nous sommes tombés sous le charme de ce pays et plus particulièrement de sa population.

Avec juste un billet aller/retour en poche et notre compagnon "le guide du routard", nous avons passé une semaine mémorable avec un plongeon dans l'histoire et pourtant la réalité de ce début du 21ème siècle.

Itinéraire

Carte d'identitéDrapeau cubainDrapeau cubain

Capitale : la Havane

Monnaie : peso cubain converrtible (CUC)

Superficie : 109 884 Km²

Démographie : 11 241 161 (2010)

Nom des habitants : cubains

Densité : 102,3 habitants au Km²

Langue : Espagnol

Carnet de voyage

Samedi 5 avril 2008

Cuba! l'envie de venir découvrir ce pays date de la sortie du film « carnet de voyage » sur la jeunesse du Ché, et des lectures sur le personnage qui ont suivies. 

Arrivés tôt à l’aéroport Pole Caraïbes (Guadeloupe), quasi désert, c’est le calme plat. Je ne suis pas sûre que l’on soit 10 à partir ! L’avion arrive de Martinique, un Embraer 119 de 100 places : 30% de remplissage pour ce vol. Nous volons pendant 3h40 en passant au dessus de Montserrat, Haïti puis Cuba. Dans l’avion, un habitué nous informe que nous allons arriver sur une autre planète, tellement le contraste est important avec ce que l’on connaît.

12h20 : atterrissage - il est 13h20 heure locale. L’aéroport est très gris vu de l’extérieur : bienvenue chez les cocos (communistes) ! De l’intérieur, il est comme tous les aéroports, hormis que tant d’espace pour si peu de monde est surprenant. Arrive le contrôle. Ça ne rigole pas. Nous sentons la différence avec les contrôles à Orly (ou ailleurs). En Europe, ils sont parfois tendus, nerveux (comme à Londres). Là, ils sont mécaniques, archaïques, froids, mais pas de tension dans l’air. La routine pour eux le contrôle! Nous sommes dévisagés pour être comparés à la photo « joyeuse » de notre passeport. Puis photographiés, discrètement (où filmés, je ne sais pas trop). Il faut aussi que nous donnions le nom du lieu où l’on sera hébergés, sauf que nous n'avons rien réservé! Nous avons prévu de nous pointer à une adresse repérée sur le routard. Nous donnons alors une adresse de "casa particulares" trouvée sur le routard. Nous avons le sentiment d'être fliqués, mais nous allons brouiller les pistes !

L'immersion dans le monde cubain commence par la case « change » : des euros contre des CUC – pesos convertibles au taux de 1,40. Nous prenons un taxi pour La Havane et croisons pendant le trajet un véhicule en piteux état tiré par un autre : hallucinant.

Nous demandons donc au taxi de nous emmener à « Roots Travel », une « casa particulares » trouvée dans notre pote "le routard". Pas de places disponibles! La dame, Mary, nous recommande une autre casa non loin de là, chez Dory. Très sympa, 25 CUC la nuit, elle nous renseigne sur tout ce que l’on veut.

 Plaza de la revolutionPlaza de la revolution

Nous nous posons quelques instants puis partons vers la « Plaza de la revolution ». Arrivés sur place nous nous faisons siffler par un garde : pour prendre des photos, il faut payer 1 CUC !!! Nous décidons de faire la visite du musée José Marti et du Mirador. A l’intérieur, nous nous faisons reprendre une nouvelle fois. Nous devons commencer la visite dans l’ordre, par la tour !! De là haut, une belle vue sur la ville donne déjà envie d’être à la « Havana Vieja » au cœur de la capitale. Il y a un peu de monde car une fête se déroule sur la place. Beaucoup de musiques, de bruits…

 

Nous déambuloLe "Mirador"Le "Mirador"ns ensuite dans la ville. Les véhicules sont impressionnants. Nous pourrions nous croire dans un film américain des années 50. Les maisons, les rues, les véhicules renvoient tous à cette période. La largeur des routes immenses contraste avec le faible nombre de véhicules qui circulent. Cependant, nous sommes frappés par le bruit qu’ils font, les odeurs de gaz qui émanent, et leurs côtés vieillots mais clinquants. Ces antiquités sont entretenues correctement avec les moyens du bord, évidemment.

Nous faisons un tour à la gare routière puis nous dirigeons vers le cimetière : également payant ! 1 CUC ! Nous y trouvons différentes sortes de sépultures, il est immense, mais ne relève d’aucun charme.

 

Nous remontons la « calle 23 », plus animée et ce pendant longtemps, longtemps jusqu’à son intersection avec la « calle L ». Nous y achetons une carte téléphonique dans un grand hôtel à 200 CUC la nuit ! Puis nous rentrons pour manger dans un « ristorante Italiano » : le cineccita. C'est une mauvaise idée que de chercher à manger italien chez les cubains. C'est immonde, jamais je n’ai mangé une pizza aussi mauvaise ! Et les pâtes de Maouh, c’est pire. Pendant que nous mangeons, quelqu’un fait le tour des tables pour quémander de l’argent. Personne ne donne. Nous dînons en terrasse et sur le trottoir, derrière la grille qui entoure le restaurant, des gens attendent, le bus peut être. Certains nous regardent nous sustenter. Nous sentons bien dans leur regard qu’ils aimeraient être à notre place, à manger cette pizza que nous trouvons immonde. Il y a un décalage entre nos deux mondes.

 

Des panneaux de propagandes sont partout dans la ville à la gloire de la révolution, du Ché, de Fidel. Nous voyons bon nombre de personnes jouer au baseball, sport américain par excellence : c’est étrange et pourtant CUBA est championne du monde ! Contrairement à bon nombre d'autres pays, pas de Mac Do ici ! Les bus nationaux sont bondés. Tous entassés comme des sardines là dedans. Et la police, présente partout, à chaque coin de rue. Ils ont même des petites baraques en cas de pluie. Et je pense que nous n'avons pas repérés les policiers en civil…

Ainsi s’achèvent nos impressions de cette première journée cubaine.Les "vieilles américaines" omniprésentes à CubaLes "vieilles américaines" omniprésentes à Cuba

 

 Dimanche 6 avril 2008

Première nuit cubaine : c’est comme le jour, bruyant! La fiesta toute la nuit, mais bon, nous avons tout de même récupéré. Nos petits corps sont tout engourdis d’avoir autant marché la veille. La douche, c’est quelque chose aussi. Pas de pression, pas d’eau chaude. Mais elle est là, c’est le principal. Les WC sont capricieux et un peu malodorant. Je ne pense pas que les cubains aient à disposition les produits d’entretiens adéquats. L'excellent petit déjeuner prévu à 7h30 s’est décalé à 7h00. En fait nous nous sommes trompés d’heure à l'arrivée avec une mauvais prise en compte du décalage horaire!!! Petit rectificatif, l’eau de la douche est chaude, nous nous sommes également trompés... de robinet!

 Les cocos taxisLes cocos taxis

Nous partons à pied jusqu’à l'angle des rues 23 et L, à la station de coco taxi. A l’hôtel, ils m’expliquent pourquoi la « carta téléfonica» ne fonctionnait pas… problème d’indicatif, forcément. Le coco taxi, c’est rigolo. Il nous promène sur le Malécon, grande promenade en bord de mer, et nous dépose devant la place des armes. Nous assistons à une partie de pêche comme nous n'en avons jamais vu ! Deux plongeurs sont dans l’eau, des dizaines de pêcheurs (certains avec vélos) scrutent l’eau avec leur canne à pêche… et tout à coup, un banc de poissons se met à frétiller. Les pêcheurs courent ou pédalent vers le banc de poissons essayant d’aller plus vite que les pélicans. Et la scène se répète inlassablement!

 

Ensuite nous errons dans la ville, admirant les architectures. Sur une place, devant la manufacture de tabac, une vieille mamie nous aborde pour nous dire que « la Francia tiene dineros y cuba es muy pobre ». Nous lui donnons 0,20 CUC (nous n'avons pas de monnaie) et la mamie en pleure et nous remercie infiniment…ça nous fait bizarre. Ça ne représente pas grand-chose pour nous et apparemment beaucoup pour elle.

Puis nous visitons le musée de la Les rues de "Havana Vieilla"Les rues de "Havana Vieilla"révolution : intéressant et… très orienté. Les caricatures de Baptista, Reagan et Bush sont excellentes. Par la suite, nous prenons à manger des trucs dont je ne peux vraiment dire de quoi ils étaient fait. Un style de croquettes en forme de mini nem et un hamburger avec un truc du même genre. Nous mangeons pour essayer. Ça vaut la pizza d’hier : c’est dégueulasse (à notre goût) mais comme nous avons eu un petit déjeuner somptueux, ce n’est pas bien grave. Nous continuons à marcher et visitons le musée des arts religieux après avoir visité la « Plaza Vieja ». Puis nous reprenons un coco-taxi jusqu’à la gare routière du Viazul, pour réserver notre place pour partir à Vinales demain matin. Notre coco taxi nous y amènera. en fin de journée, la douche est appréciable surtout depuis qu’un pigeon m’a tiré dessus devant le musée des arts religieux!

 

 

Lundi 7 avril 2008

Nuit calme puis petit déjeuner avec jus chimique. Dory ne semble pas être du matin, elle est moins conviviale.

Notre coco-taxi réservé la veille nous pose un lapin mais nous avions anticipé.. Nous nous rendons à pied à la gare routière, sous la pluie (environ 2 kilomètres). Le trajet est prévu de 9h00 à 12h00. Direction Pinar Del Rio par l'autoroute... Enfin, nous croisons plus de carrioles à chevaux, vélos, piétons que de voitures. Terminus à Vinales.  A l’arrivée du bus une vingtaine de personnes attendent avec des panneaux les quelques rares touristes qui ont réservés. Les autres sont là pour vous décider à aller chez eux, suppliants, pressants. Mais nous avons repéré une adresse sympa dans le routard, alors on fonce. Arrivés là, une chambre pour la nuit est possible, mais pas pour une deuxième. Nous prenons quand même. Un couple de rouannais est arrivé 5 minutes avant nous. Nous décidons de faire une balade à cheval. Il y en a partout ici. Emilio notre logeur, nous présente Domingo qui sera notre guide.Domingo, notre guide équestre qui nous invite ensuite chez lui.Domingo, notre guide équestre qui nous invite ensuite chez lui. La balade est tout simplement merveilleuse. Quatre heures avec quelques arrêts pour boire un « mantequilla », faire des photos, goûter un coco, s’arrêter dans une grotte au fond de laquelle se trouve « une piscine » longue de 13,4 km. C’est rafraîchissant, nouveau, original. Au retour, nous nous arrêtons chez Domingo qui nous roule des cigares maison et nous offre bananes et café. Vraiment très sympa. Au retour, nous passons voir la casa particulares repérée dans le guide du routard pour la seconde nuit. Pas de problèmes, il faut repasser demain. Nous coupons par la campagne pour rentrer lorsque nous croisons à nouveau Domingo qui nous invite à passer chez lui le lendemain. Nous lui porterons quelques tee-shirts et des savons. Retour à la casa, nous mangeons de la langouste et du poulet en quantité folle ! Très bon… Puis nous sortons écouter de la salsa et boire un verre. La journée fut très agréable, belle. Les mogotes, les paysages, le calme de cette province de Vinales est agréable. Maouh se trouve de plus en plus en harmonie avec le type cubain ou américain du sud. Bref, ce style espagnol lui plait. Yudi, la femme d’Emilio nous a raconté que des voisins étaient venus lui demander s’ils accueillaient un cubain chez eux... elle a du leur montrer le passeport car c'est interdit pour les cubains d'aller dans les casa particulares!!!

 

Mardi 8 avril 2008

Bonne nuit, révLes mogotesLes mogoteseil avec les coqs qui chantent un peu partout derrière nous.

Aujourd’hui, rien au programme. Tout est à prévoir : la casa pour le soir, le taxi pour demain, la journée… Finalement, nous décidons de louer des vélos car les scooters sont « out » et les loueurs ne semblent pas aptes, même à regonfler un pneu ! Nous pédalons vers le point de vue des mogotes. Très joli. Puis nous traçons notre route vers la campagne. Au hasard de rencontres, nous ne croisons que des gens charmants, gentils, simples, naturels. Quelle fraîcheur ! Nous nous perdons un peu (pour une fois que c’est moi qui décide de prendre un azimut). Mais pas de soucis, je le sens bien. 

Finalement nous rejoignons la route de la vallée de Vinales, près de la (fausse) fresque préhistorique commandée par Fidel Castro pour développer le tourisme (très laide). Nous rejoignons ensuite Vinales et rapportons les vélos, un peu boueux.

 

Nous sommes sur un plan pour le taxi collectif, plus rapide que le bus et moins cher quand on le remplit. Nous visitons le jardin botanique après avoir dégusté une glace. Nous rentrons et nous installons dans la casa particulares d’à côté, chez Lazzaro et Nery. Nous nous reposons car nous sommes un peu KO. Nous nous offrons un « Mojito » en terrasse. Maouh fume un cigare, je bois du rhum… c’est la fête… Cuba nous dévergonde.

Par chance, nous noAu détour d'un chemin...Au détour d'un chemin...us retrouvons au bon endroit au bon moment. Nous trouvons 2 suédoises (dont une complètement brûlée par le soleil suite à une réaction allergique à la crème solaire) pour partager un taxi collectif pour Trinidad le lendemain. Nous nous dirigeons ensuite à pied vers la casa de Domingo. Nous croisons en chemin un papi sur son petit cheval gris truité, sortant de nulle part et qui me fait encore penser que nous sommes dans un film. On se croirait dans un décor de cinéma.

Chez Domingo, nous prenons un café Cubain. Nous discutons du quotidien. Il nous offre des bananes, nous lui donnons des habits pour les petits, une brosse à dent et du dentifrice et 4 savons (dont 1 pour le petit Orété qui nous a fait une démonstration de lasso). Il nous offre 8 cigares, Au détour d'un autre chemin!!!Au détour d'un autre chemin!!!jolis… et nous discutons. Il n’est jamais allé à Trinidad car c’est trop cher : 40 CUC. Il nous précise que cela représente un an de salaire !!! Nous discutons du fait que maintenant les cubains peuvent aller à l’hôtel, mais il dit que dans la loi, il est précisé que c’est à 150 CUC la nuit sans le repas… fumisterie. Il nous précise également qu’il aime le poisson, que c’est bon pour la santé, mais qu’il n’en mange pas beaucoup, ni de bœuf. Il nous précise qu’il n’a jamais mangé de langoustes qui coûtent pourtant 2 CUC à Cuba! C'est donné! Quand on lui dit que chez nous elles coûtent l'équivalent de 45 CUC !!! C’est déroutant ce pays. Cette rencontre avec Domingo… Cuba est perturbante, agaçante, injuste, cruelle, belle, envoûtante, typique, naturelle… Je ne sais pas comment penser Cuba sur l'instant.

 

Mercredi 9 Avril 2008

Levé de soleil à Vinales… beau, très beau. Le « campesino » qui vient traire sa vache en plein champ…charmant !

Notre taxi arrive avec les 2 suédoises. Départ 8h30 pour 6h45 de trajet. Et sur l’autoroute, nous verrons de tout ! Chevaux, piétons, cyclistes dans tous les sens (nous avons failli en shooter un au passage), demi tour de véhicules, propagande, contrôles de police, quantité de gens qui attendent qu’on les prenne en stop avec un billet à la main.

Vers 16h00, arrivés à Trinidad, il pleut. Le chauffeur de taxi hallucine car nous lui demandons de nous larguer sous la pluie plutôt que de nous emmener à la casa recommandée par Lazaro. Nous nous installons face à la « Plaza mayor ». Ça a l’air cool. Nous allons faire un tour sous la pluie, dans la ville, toujours notre sac sur le dos. Ce n’est pas comme à Vinales, c’est plus touristique. Nous sommes un peu plus « harcelés ». Nous rencontrons un type avec sa brouette. Il nous interpelle et nous fait un cours de géographie. Il a potassé… Il veut nous écrire un poème sur notre région d’origine, et nous, nous voudrions lui refiler des savons… Il s’appelle Luis et il gagne sa vie, avec sa brouette, en portant les bagages des touristes. Nous le reverrons demain…

Vinales sous la pluieVinales sous la pluieAu hasard de notre déambulation, nous cherchons une activité pour demain… et rencontrons Pedro, pas vraiment par hasard puisque lui recherche des clients pour des balades à cheval. Nous sommes OK. Il pleut toujours. En rejoignant un hébergement trouvé au hasard de notre guide du routard, nous craquons pour des boîtes de cigares en bois… Nous en commandons une pour le lendemain. Nous mangeons encore comme des ogres : soupe puis gâteaux en dessert (en plus de l’entrée et du plat). Puis nous discutons avec un ami de la famille qui vit à New York et espère faire venir sa fille de Cuba… Les cubains sont sympas…

 

Jeudi 10 avril 2008

Nous avons dormi comme des bébés. Le petit déjeuner est bon, mais le « Pina » était trop mûr. Ici, il n’y a à manger que dans les casas, ce qui n’empêche pas que nous mangeons comme des cochons. Nous allons ensuite réserver notre taxi pour le lendemain, mais la « chiqua » n’est pas là…

Nous allons au rendez-vous avec Pedro (nom que nous lui donnerons par rapport à ses propos) pour une balade à cheval. Il nous emmène à pied aux portes de la ville, face à la montagne. Il me propose un pantalon et nous fait patienter dans son « habitacion ». En fait, nous pensons que c’est celle de sa mère – deux pièces ; une avec un lit et une armoire, la seconde avec un frigo, 2 chaises et des babioles. Les murs sont décorés de toutes sortes de trucs…

Nous rejoignons nos montures, en piteux états il faut dire… et nous voilà partis dans la nature. Le paysage est joli, les chemins très accidentés au début puis de belles plaines où nous pouvons galoper. Pédro ne tape pas les chevaux avec un bâton comme Domingo. Il les fait avancer au bruit. A un moment, nous mettons pied à terre et continuons 500 mètres en ayant pris soin d’attacher préalablement nos montures. Pédro nous explique que c’est parce Vue au dessus de TrinidadVue au dessus de Trinidadque le chemin est accidenté et que c’est trop dangereux. En cas d’accident, les problèmes sont pour lui. Cela peut entraîner une sanction comprise entre 1 mois et 1 an d’interdiction de travailler. Les chevaux appartiennent à l’Etat, ils coûtent environ 50 CUC.

Pédro nous conduit à une piscine avec une petite cascade d’où il saute allègrement. C’est bien agréable comme baignade. Nous y croisons un slovène avec qui nous parlons voyage. Chili et Mongolie sont pour lui les plus beaux pays qu’il ait visité. Il nous faudra aller voir.

 

Sur le retour, nous discutons un peu. Pédro pense que Raoul Castro, c’est pire que Fidel, que le travail n’est pas bien payé. Lorsqu’il était enfant, il pensait que quand il serait plus grand, ça irait mieux, mais rien n’a changé. Il nous dit qu’il ne peut pas acheter un jouet pour son fils de quelques semaines tellement cela coûte cher ! Il nous dit qu’il va travailler plus pour économiser et mettre de l’argent de côté pour son enfant. Nous lui laissons des tee-shirts, des savons ainsi que des mangues qu’il nous a ramassé. Il nous explique qu’il fait ce travail depuis 10 ans, qu’il aime la nature et les animaux et qu’il est bien mais que c’est mal payé. Il travaille tous les jours avec les touristes. Quand il n’y en a pas, il ne travaille pas, il retourne en ville comme tous les soirs pour chercher son client du lendemain. Dix ans sans vacances... Le pire, c’est qu’à la fin, en quittant les chevaux, je fais une caresse à ma monture. Et là, il nous explique que le cheval travaille un jour sur deux afin de pouvoir se reposer !!! Voilà un pays où il vaut mieux être cheval que cubain.

Nous reprenons notre périple danEglise de TrinidadEglise de Trinidads la ville. Passage dans un marché où nous cherchons des petits souvenirs pour les enfants. Nous croisons à nouveau Luiz qui nous a rédigé un poème. Nous lui donnons quelques savons. Il est content. Puis nous cherchons de quoi changer nos euros en CUC. Maouh est satisfait car il obtient en plus des pesos cubains pour sa collection. De retour, nous croisons Pédro. Nous lui payons un cola et lui donnons un paquet de bonbons « caramelo ». Il nous déniche en 30 secondes ce que l’on cherche : le billet de 3 pesos cubain à l’effigie de Ché. Puis nous rentrons nous poser.

Nous nous faisons un peu harceler dans la rue. Je vois un papi très très vieux, tout bien habillé, esquisser quelques pas de danse fébrile devant un groupe de touristes. Il cherche la petite pièce…ça fait mal au cœur. Le soir, nous écoutons et observons les joueurs de salsa sur la place tout en assistant à une sorte de pièce de théâtre où se jouent plusieurs scènes en même temps. Maouh se dépatouille avec un cubain imbibé d’alcool qui trouve que l’on à l’air triste, assis sur nos marches! L’idée de dire que je ne parlais ni l’espagnol, ni l’anglais est salutaire, il nous laisse tranquille. Puis nous rentrons nous coucher.

 

Vendredi 11 avril 2008

Nous ne garderons pas un souvenir impérissable de cette casa de Trinidad située juste en face de l'église, sur la place principale. Très (trop) commerciale mais tout de même correcte. Notre taxi est là à 8h00 pétante. Miguel va nous conduire à la Havane. Un Argentin est également du voyage. Nous discutons un peu politique cubaine. Miguel est 100% castriste… il nous explique que le capitalisme, c’est diviser pour mieux régner tandis que le socialisme c’est « ensemble nous vaincrons ». La question portant sur les relations politiques et économiques avec la Russie jette un froid. Cuba prend en charge l’éducation des enfants, les soins, le logement… tout est gratuit. Miguel a fait toutes les guerres où Cuba a participé (Angola, Vietnam…). Il trouve que le régime représente un bon système car tout le monde a un travail et personne n’est analphabète, comme chez les capitalistes!

 

A la fin du trajet, nous retrouvons à la vieille Havane. La casa particulares choisie n’est pas disponible, le propriétaire nous oriente vers un ami. La maison est sympa mais la chambre est imprégnée d’une odeur nauséabonde. De plus, pas de repas possibles le soir. Nous déambulons dans la ville et visitons une fabrique de cigare. La guide nous explique que tout est interdit à Cuba, mais que tout est possible.De "vieilles cubaines" posant pour quelques piècesDe "vieilles cubaines" posant pour quelques pièces

Le salaire moyen est de 20 à 25 Euros par moi. Les 750 employés de la fabrique gagnent 50 à 60 euros par mois après avoir suivi 9 mois d’école. Pour information, un médecin gagne environ 120 euros par mois. Elle nous explique ensuite que chaque employé a droit à 2 cigares par jour, ce qui entretien le marché noir puisque nous pouvons les acheter à environ 1 CUC dans la rue alors qu’ils valent environ 24 euros en France.

Ensuite nous traînons, visitons la gare. C’est impressionnant comme ça grouille de monde la dedans. Nous dînons en ville dans un « jardin tropical » pas cher et sympa.

Puis nous prenoCouché de soleil sur le fort Couché de soleil sur le fort ns un taxi pour aller au musée du Ché, derrière les remparts sur l’autre rive. Le musée est nul par contre le couché de soleil vaut le déplacement.

Le sentiment qui règne est que le Ché est un produit marketing sur lequel Cuba (et Fidel) ne se répandent pas… c'est un pion de la stratégie Castro! Nous assistons à la fermeture des portes de la ville au canon (cérémonial bien rodé mais sans les portes…) puis retour à la casa.

 

 

A la veille du départ, on a tenté de trouver 3 mots pour résumer Cuba :

Pour moi : historique, dérangeante et éblouissante.

Pour Maouh : Cuba est un pays pour lequel il est difficile de trouver des mots. Nous sommes touchés, surpris. Cuba existe, c’est une réalité du 21ème siècle. C’est peut être ça qui rend les mots si difficiles à trouver.

 

Il existe plusieurs catégories sociales quoi qu’en dise Fidel. Les plus pauvres, les paysans, puis les personnes au contact des touristes, comme les taxis, les propriétaires de casa. Eux sont plus riches et vivent mieux. La débrouille, le système D sont omniprésents à Cuba. L’Etat a bien organisé son tourisme, il plume allègrement les étrangers qui représentent 40% du budget de l’Etat. Mais tout n’est pas contrôlable et Miguel disait que depuis que les touristes sont là, c’est plus difficile, les difficultés s’accentuent. Les gens les plus simples se rendent comptent de la réalité des choses. Peut être qu’un jour, qui sait, ils tenteront une nouvelle révolution.

 

Samedi 12 avril 2008

Vieille américaine devant le CapitolVieille américaine devant le CapitolRéveil paisible, petit déjeuner puis promenade dans les rues de la Havane. Nous flânons place de la cathédrale où nous assistons à la mise en place du marché. Des roulottes et chariots poussés avec de grosses difficultés par des gens.

Nous retournons du côté de la gare où nous croisons un papi à qui l’on achète de la pâte de goyave. Puis nous gouttons aux biscuits secs vendus à la gare…très sommaires.

Devant le Capitole, nous croisons un autre papi avec ses béquilles, le dos courbé…il est si vieux, si handicapé. On lui laisse un savon, 1 CUC et quelques gâteaux : quelle misère.

Puis nous hélons un taxi pour l’aéroport : 15 CUC ferme – on ne se laisse plus avoir.

A l’aéroport, nous mangeons un sandwich puis nous embarquons.

Trois heures de vol vers la Martinique puis atterrissage à Pointe à Pitre

 

PS : Nous avons ramené une belle gastro-entérite de Cuba qui nous a cloué tout le dimanche!

Nos coups de cœur et nos coups...

Les plus

La gentillesse des cubains

La beauté des paysages

La Havane et ses vieilles pierres mais aussi Trinidad

Un voyage dans le temps

Les moins

Attention aux voyages dans les hôtels ou le ressenti semble être totalement différent.

Même si c'est une île, le pays est très vaste et il faut plusieurs semaines pour en apprécier la diversité, une semaine est vraiment trop court.

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