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Dernière mise à jour le 17/03/2017

NOUVELLE  ZELANDE

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Météo Lifou © meteocity.com

Météo à Lifou (Nouvelle Calédonie)

La Désirade

La Désirade ! Coup de cœur des petites Antilles. S’il y a sur la planète des endroits qui ouvrent les portes du Paradis, la Désirade en est un accès privilégié. Cette bande de terre de 11 km sur 2 s’offre à ceux qui savent apprécier le calme et la nature. Le temps s’y arrête et laisse couler la vie sereinement. Les amateurs d’hôtels all inclusive n’y mettront pas les pieds, elle serait trop sauvage pour eux, ils ne sauraient l’apprécier.

La Désirade se mérite, la Désirade se dévoile pudiquement, la Désirade s’ancre dans les cœurs des visiteurs, la Désirade se laisse désirer ! La Désirade est un joyau méconnu, préservé, une perle bordée par l’océan Atlantique et la mer des Caraïbes.

Nous y sommes allés 25 ou 30 fois et à chaque arrivée, lorsque le bateau accoste, nous avons ressenti cette sensation de bien être et de sérénité propre aux lieux où il fait bon vivre.

Carte

Carte de la DésiradeCarte de la Désirade

Carte d'identité

Chef lieu : Beauséjour

Monnaie : Euro

Superficie : 21,42 km²

Démographie : 1595 habitants (2006)

Nom des habitants : désiradien - désiradienne

Densité : 74,46 hab.km²

Langue : français et créole

La pointe des châteaux, au loin, l'île de la DésiradeLa pointe des châteaux, au loin, l'île de la DésiradeCarnet de voyage

A la pointe Est de la Guadeloupe, accessible en 40 minutes par bateau, elle souffre d’une mauvaise presse quant à sa traversée. Nombre de Guadeloupéens n’y ont jamais mis les pieds à cause du trajet, soit disant difficile. Le passage de la pointe des châteaux est redouté. Même si ce dernier retourne régulièrement les estomacs des plus fragiles lorsque la mer est vraiment bien agitée, cela ne représente qu’une vingtaine de minutes sur la traversée, le reste du temps le bateau est protégé par les côtes. Étant moi même sensible au mal de mer, j’ai pu traverser avec des vagues de 4 m sans problème ! C’est même un excellent souvenir, genre bateau pirate des parcs d’attractions mais en vrai ! En cas de mauvais temps, c’est envoûtant de se retrouver pris dans le gris d’un grain. En cas de beau temps, on peut apercevoir les baleines qui viennent respirer et s’ébattent entre novembre et avril. La vue sur la pointe des châteaux et sa fameuse tortue rocheuse est un incontournable des clichés photographiques. Quant à la Désirade, elle se laisse deviner et une fois la pointe passée, elle impose sa hauteur, écrin vert sur fond bleu. Majestueuse !

Elle vit au rythme des bateaux, et chaque arrivée anime le port coloré de Beauséjour. Dès la descente , vous pourrez louer des véhicules (y compris 4x4), scooter ou vélos. Il est aussi possible de réaliser une navette avec les minibus prévus à cet effet voir même un "tour de l'île" touristique. Enfin, des pickups peuvent vous transporter pour quelques euros à la destination de votre choix - ils sont un peu moins facile à repérer... quoi que.

Tout de suite sur la droite, la plage à Fifi donne le ton. La première à s’offrir à tous ceux qui débarquent. Des cocotiers, un rivage de sable blanc, ce n’est pas ici que l’on pourra pratiquer le serviette contre serviette méditerranéen ! L’espace, la vue, la chaleur du soleil sont les prémices de ce que Désirade a à proposer. C’est ici que se concentrent les divers lolos qui proposent gaufres, pizza ou bokit – sandwich antillais fait d'une pâte frit et garnis au choix d’œuf, de jambon, de poisson, de poulet, de thon... A essayer absolument ! On repassera pour son coté diététique, mais il est nourrissant, pas cher et bien appréciable après une séance de palmes, masque et tuba (PMT) dans les eaux bleues du lagon.

En Plage du souffleurPlage du souffleurempruntant l’unique route principale vers la droite, on monte et on descend gentiment vers la plage de Souffleur. Plus brute, plus sauvage encore, plus belle. Juste à une dizaine de mètres se trouve des rochers où gravitent des poissons de toutes les couleurs. Idéal pour les enfants, le courant n’est pas trop important. Un restaurant est situé en bord de plage également.

Puis en continuant encore plus loin dans l’ile, la plage de la petite rivière se laisse découvrir, un peu à l’écart de la route. C’est notre plage coup de cœur pour son calme, son lagon facilement explorable en PMT, ses trésors à ramasser sur le bord, l’ombre de ses cocotiers (attention avant d’y poser sa serviette de s’assurer qu’il n’y a pas de coco au-dessus de sa tête car la chute d’une d’entre elles peut avoir des conséquences dramatiques sur les boites crâniennes !) Nous avons pu y observer juste avant l’aube, une tortue finir de pondre ses œufs et retourner à l’eau. Magique.

La Désirade, c’est aussi la balade. A l’extrême est, la station de météo, à l’abandon, livrée aux embruns, au soleil écrasant et aux cabris qui courent partout au milieu d’un paysage aride. On peut remonter par les plages de galets jusqu’à l’ancienne léproserie et le petit port où dorment 1 ou 2 bateaux de pêcheur, près du cimetière.  Il faut savoir observer, car à cet endroit, les iguanes viennent se faire dorer au soleil sur les vieilles ruines ou sur l’herbe verte. Un peu plus loin, après la météo, dans les mêmes paysages, du côté de la décharge, une partie de l’île peu fréquentée et pourtant très nature.  On peu y accéder à pied en longeant la côte derrière la station météo ou en prenant un chemin de terre derrière les dernières maisons situés après la léproserie.Un iguane passant sa têteUn iguane passant sa tête

 

A l’autre bout de l’île, en partant à gauche en sortant du port,  la pointe des colibris permet aussi de belles promenades en bord de mer, avec une vue sur la Grande Terre au loin. Le sentier bordé de manceliniers abrite une grosse colonie d’iguane. Impossible de les rater à cet endroit.

De là, on peut tranquillement accéder à la « montagne », tout comme du centre bourg, en passant par la petite chapelle. Un chemin de pierre permet d’admirer l’île depuis les hauteurs, jusqu’au éoliennes d’où la vue sur la plage du Souffleur est très appréciable. La descente se fait dans le bourg de Baie Mahault, face à la plage de la petite rivière.

En bord de mer ou sur la crête, en marchant, en pédalant ou en courant, que l’on choisisse un petit tour ou une randonnée pour la journée, on ne peut pas se perdre à Désirade. Pour les sportifs, l’ile se prête très bien au run and bike. La route est moins dangereuse qu’en Guadeloupe, même si certains ont quand même tendance à appuyer un peu trop sur l’accélérateur. Par contre, ne pas oublier d’emmener de l’eau, le soleil est vraiment très mordant sur cette partie de l’archipel.

Pour l’hébergement, un ou deux hôtels sur l’ile, mais il est préférable de réserver dans un gite, bien plus sympa. On peut parfois camper sur la plage, se renseigner sur place, en particulier sur la plage à Fifi.

Au niveau gastronomie, on ne peut repartir de cette île sans une boite de cajous confits. C’est divinement bon. Servis en dessert avec de la glace coco ou vanille, ou préparés avec un rôti, la cajou est un produit de luxe dont les Désiradiens sont les spécialistes. Issus de l’anacardier, il faut percer chaque fruit avec une fourchette une multitude de fois, et cuire le tout à feu doux très longtemps avec du sucre de canne, du bois d’inde et des secrets de fabrications locales. On obtient des fruits confits d’une saveur encore plus fine et goûteuse que le pruneau.

La Désirade est donc l’ile idéale pour se reposer, déconnecter, faire du sport, de l’aquarelle ou dévorer un bon bouquin dans un cadre paradisiaque. Mais chut, il ne faut pas l’ébruiter, elle est préservée du tourisme de masse, même si elle s’est bien développée ces dernières années. A tester d’urgence !

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